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	<title>Archives des Décryptage - Winslow Santé Publique</title>
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	<description>Pour une véritable politique de prévention du Covid et des virus aéroportés</description>
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	<title>Archives des Décryptage - Winslow Santé Publique</title>
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		<title>splendeurs et misères de la santé globale</title>
		<link>https://winslow.fr/splendeurs-miseres-sante-globale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Winslow]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Mar 2025 16:13:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptage]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><h1 style="text-align: center;">Splendeurs et misères de la santé globale<span style="font-weight: 500;"><b></b></span></h1>
<p style="text-align: center;"><strong></strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;"><strong>NATIONS UNIES, PANDÉMIES, DÉNI.</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><strong></strong></p>
<p><b> <img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://winslow.fr/wp-content/uploads/2025/04/GbdCyr3bUAA8XUN.png" width="738" height="450" alt="mot croisé avec " one="" health="" dans="" les="" cases="" majestueux="" cache="" mis="" re="" des="" politiques="" de="" sant="" publique="" ann="" es="" 2020="" class="wp-image-31429 alignnone size-full" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" /></b></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;"><strong>27 décembre 2024.</strong> Après des semaines d’alertes provenant de scientifiques américains et d’une partie de la presse US sur l’épidémie de grippe aviaire H5N1 dans les élevages faisant redouter une évolution future du virus vers la transmission entre humains, sort </span><a href="https://news.un.org/fr/story/2024/12/1151736" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">un article</span></a><span style="font-weight: 400;"> de l’ONU qui à première vue, pourrait sembler vertueux. « Le monde est terriblement mal préparé pour la prochaine pandémie », y déclare Antonio Guterres, secrétaire général des nations unies ; il faut de la solidarité et des systèmes de santé publique solides. Et de revenir, “même si la crise du COVID-19 est passée” (sic), sur les “leçons à en tirer”&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Cette attitude est une constante des organisations internationales (ONU, OMS) qui tentent maladroitement d’effacer leurs responsabilités sur l’échec de la gestion Covid. “J’engage les pays à tirer les leçons des urgences sanitaires passées pour mieux se préparer aux prochaines“, lit-on encore. Serait-on, outre le fait de ne pas considérer le COVID long comme une crise, sur une décharge par avance pour l’éventualité de l’arrivée de H5N1 par la répétition des mêmes erreurs &#8211; malgré les promesses ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Un </span><a href="https://www.who.int/publications/m/item/covid-19-epidemiological-update---24-december-2024" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">document de suivi épidémiologique</span></a><span style="font-weight: 400;"> de l’OMS rappelait pourtant 3 jours plus tôt que le COVID-19 était toujours 2 à 19 fois plus fréquent que ne l&rsquo;indiquent les cas déclarés; précisant que le SARS-CoV-2 circule sans saisonnalité avec des niveaux de transmission élevés, qu’il peut toujours provoquer une maladie aiguë grave mais aussi des COVID Longs en quantité amenant leur lot d’événements médicaux décalés et leurs fardeaux associés pour les systèmes de santé. L’agence rappelle régulièrement que c’est l’urgence sanitaire qui a été annoncée comme révolue, et non la pandémie de COVID, que ses conséquences sont certes différentes mais toujours impactantes sur la santé, ce qui nécessiterait vigilance continue.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Comment l’ONU espère-t-elle préparer les prochaines crises en se basant sur celle de COVID, tout en niant la persistance de celle-ci ? “Le Secrétaire général a également appelé à garantir un accès équitable aux ressources vitales telles que les vaccins, les traitements et les diagnostics” : encore une fois, les mesures de prévention empêchant la contamination sont mises de côté, comme si elles étaient inconcevables. Elles sont pourtant tout autant “vitales”. Peut-elle vraiment espérer “des systèmes de santé publique solides” tout en niant la nécessité de prévenir les maladies à transmission aéroportée (masques et air intérieur renouvelé / purifié) ? </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Nous nous interrogeons donc sur ces déclarations contradictoires : le COVID est-il fini (ONU), ou non (OMS) ? Si le COVID long semble enfin exister pour l’OMS, ce n’était pas le cas lors des discussions de préparation des futures pandémies en lien avec l’ONU, justement. L’absence de toute mention de prévention autre que vaccinale, de nécessité de sécurisation des soins, marquait cet angle mort, dans un contexte où les données, au Royaume Uni par ex (NHS Wales PHW data), affichent jusqu&rsquo;à 80% des hospitalisations COVID provenant de contaminations nosocomiales*, sans mesure de protection efficace en place.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Ainsi la ”Political Declaration of the United Nations General Assembly High-level Meeting on Pandemic Prevention, Preparedness and Response”, censée être une base de la préparation des futures pandémies en “tirant les leçons” de celle de Covid. Nous y avions réagi avec de nombreuses autres associations et personnalités scientifiques de tous pays </span><a href="https://www.pandemies.org/un-political-declaration/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">dans ce courrier</span></a><span style="font-weight: 400;">, afin de mettre en avant ses impasses : sur le Covid long, sur la prévention par masque, sur la nécessaire sécurisation des soins, etc. Valse floue de déclarations contradictoires parsemée de bonnes volontés d&rsquo;affichage, rien de tangible. Ces éléments déclaratifs n’appelant à aucune action ne sont-ils pas davantage destinés à s’absoudre de responsabilités qu’à préparer les futures pandémies ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline; color: #0000ff;"><b><i>One Health</i></b><b><em> 1</em> : les zones de flou d’un concept prometteur</b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Il vaut la peine de s’attarder maintenant sur une expression qui a pris une place centrale dans la bouche des institutions nationales et internationales, surtout lorsqu’il s’agit de tourner la page du covid : </span><i><span style="font-weight: 400;">One health</span></i><span style="font-weight: 400;">… L’expression désigne l’interdépendance entre santé humaine, santé animale et santé des écosystèmes. Elle a été élaborée dans les années 2000 à la jonction entre des communautés de chercheurs stimulés par le défi scientifique des interactions entre ces trois dimensions, et les organisations médicales internationales (</span><a href="https://www.persee.fr/doc/bavf_0001-4192_2019_num_172_1_1339" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Michalon</span></a><span style="font-weight: 400;">, 2019). Depuis, celles-ci l’ont de plus en plus mise en avant, d’une crise à l’autre. Pour l’OMS, le mot d&rsquo;ordre « One Health » tombe à point. Michalon montre les tensions externes (OMS  vs. FAO, par ex.) et internes (entre spécialistes de différentes disciplines) que l’OMS rencontre, et son besoin de projeter dans une convergence vertueuse les forces centrifuges qui la travaillent. Holistique et “systémique” plutôt que technosolutionniste, « One Health » reformule une promesse moins triomphalement moderniste pour les institutions internationales de la santé, en surenchérissant sur la globalité qui leur est inhérente.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Alignant des intérêts scientifiques et institutionnels, le concept de One Health s’avère stimulant pour les chercheurs, et pourrait sembler de bonne augure pour la santé publique. Mais quelques éléments incitent à la vigilance. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;"></span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Fondé sur la mise en relation et le décloisonnement, ce concept ambitionne de saisir une totalité plutôt que d’analyser des parties. Or, ce type d’ambition a parfois tendance à dévaloriser la rigueur scientifique au profit des fulgurances de l’intuition &#8211; qui font fureur chez les thérapeutes alternatifs et peuvent trouver, dans les appels au dépassement des raideurs disciplinaires, une légitimation inespérée. </span><span style="font-weight: 400;"></span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;"></span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">De plus, ce mot d’ordre globalisant, qui a plongé une partie de ses utilisateurs dans des abîmes de réflexions sur son caractère flou et indéfini (Michalon, 2019), promet tout sans engager à rien de précis. “Mot d’ordre épistémique”, comme dit encore Michalon, il suspend les enjeux de santé aux grands réagencements de savoirs qui, c’est sûr, sont sur le point de se produire. Il y a là de quoi anoblir l’attentisme.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;"></span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Enfin, si la connexion entre santé humaine et environnement par l’intermédiaire des animaux est indiscutablement pertinente, elle peut avoir pour effet secondaire si l’on peut dire, d’exposer les politiques de santé à un déferlement incontrôlé de schèmes scientifico-politiques transférés depuis l’écologie. Le danger de ces transferts est connu. On peut penser par exemple, au 20es, à la carrière du théoricien raciste Garrett Hardin, </span><a href="https://lejournal.cnrs.fr/billets/la-tragedie-des-communs-etait-un-mythe" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">analysée par Fabien Locher</span></a><span style="font-weight: 400;">. Dans le fond de l’air brun des années 2020, qu’en sera-t-il ? Qui seront les sacrifiables désignés par les sciences de l’unité du Vivant ?</span><span style="font-weight: 400;"></span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline; color: #0000ff;"><b><em>One Health 2</em> : de l&rsquo;incantation holistique au sacrifice libertarien de la Santé publique ?</b><span style="font-weight: 400;"> </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Notre activité associative nous amène à hanter les colloques sur la santé publique, et à surveiller les déclarations des institutions. Les usages de “One Health” que nous avons pu observer dans ce cadre confirment nos inquiétudes. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Nous avons entendu ce concept apparaître couramment dans les réponses à nos demandes, en relativisant l’urgence à agir au présent. On nous l’objectait même parfois pour justifier la fin de mesures effectives de protection d’individus directement en danger. Comme si l’important était de contenir (très vaguement, un jour) les inégalités mondiales et d’appeler à ce qu’on limite les perturbations écologiques qui favoriseraient de futures pandémies mais ce, sans qu&rsquo;aucune structure ne soit en charge de le faire. La promesse (douteuse au vu de l’expérience récente) de contenir les morts et les handicaps à venir permet alors d’éluder ceux en cours de distribution. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Les « principes One Health » sont aussi évoqués par les autorités sanitaires en France, notamment pour justifier le grand mix que l’on voit s’opérer dans les campagnes d’information. Délivrant un message unique pour virus et bactéries, minimisant l’impact Covid et surtout faussant l’information scientifique transmise au public à qui on enlève par ce biais sa capacité d’agir efficacement, la santé « globale » importerait plus que la connaissance précise, que </span><a href="https://winslow.fr/etiologie-matters/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">l’étiologie</span></a><span style="font-weight: 400;"> et le traitement approprié selon la cause.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Ces principes font l’objet d’une vulgarisation simplificatrice par des intermédiaires tels que la journaliste </span><a href="https://cabrioles.substack.com/p/qui-veut-la-peau-de-lautodefense" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Marie-Monique Robin</span></a><span style="font-weight: 400;">, préconisant d’éviter les mesures sanitaires et de fusionner avec le monde merveilleux des microbes, dans un grand fourre-tout qui efface le concept de pathogène (et qui est accompagné d’un anti vaccinalisme à peine dissimulé). One Health peut ici être utilisé comme un moyen de légitimation d’un discours pseudo-scientifique, un label qui permet aux médias de relayer massivement ses idées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;"><b><img decoding="async" src="https://winslow.fr/wp-content/uploads/2025/03/Capture.png" width="400" height="395" alt="cheval de trioe qui arrive au chateau. Entrée : science médicale tete du cheval : " m="" decine="" int="" grative="" dans="" le="" cheval="" magiciens="" et="" charlatans="" class="wp-image-31217 alignnone size-full" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" /></b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Ainsi, depuis les autorités sanitaires qui ne comptent que sur la vaccination jusqu’à la </span><a href="https://winslow.fr/le-covid-angle-mort-de-mediapart/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">frange bourgeoise des antivax</span></a><span style="font-weight: 400;"> en pleine idylle post-pasteurienne avec “les microbes”, toutes les nuances du déni Covid y trouvent leur compte.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Ce virus se caractérisant notamment par de nombreux fardeaux de santé différés et aisément invisibilisables, l’utilisation de concepts vagues permet aux institutions de se dégager des revendications d’actions curatives et préventives urgentes émanant des premier.es frappé.es, au profit d’une “prise de hauteur” et de “pas de côté” vers un problème futur. On peut alors soit relativiser, soit promettre que l’on fera mieux la prochaine fois, ce qui aboutit en tous cas à l’abandon des malades actuels. Et pour le futur, comment les croire alors qu’on contemple les dégâts de santé publique qui s’empilent ? L’ONU reproche aux Etats leur impréparation pandémique, mais encourage l’incurie par le flou de ses déclarations sur la pandémie en cours. En pratique, la valorisation des grands enjeux du siècle permet aux décideurs de présenter comme acceptables à court terme le sacrifice d’une partie de la population, comme dans la fameuse </span><a href="https://www.wsws.org/en/articles/2023/09/01/gqnt-s01.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">formule d’Anthony Fauci</span></a><span style="font-weight: 400;"> (“même si”) : “Even though the vulnerable will fall by the wayside”. Avec les réinfections et le Covid Long, ce pari cynique se révèle plus coûteux que prévu, la catégorie “vulnérable” s’étendant finalement à à peu près tout le monde.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Pour conclure : nous reconnaissons l’intérêt pour la santé publique de rapprocher les sciences de l’environnement, la </span><a href="https://www.editionsladecouverte.fr/politique_des_zoonoses-9782348066092" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">santé animale</span></a><span style="font-weight: 400;">, et la médecine, et nous ne contestons pas que le concept de One Health peut aider à prendre en main des enjeux de </span><a href="https://institutmomentum.org/pour-des-territoires-de-sante" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">prévention à longue durée</span></a><span style="font-weight: 400;"> qui sont d’une immense importance. Mais avant l’avenir lointain, nous craignons que, dans un futur proche, sous prétexte de voir plus loin, on laisse infliger à la santé publique des dommages dont elle pourrait ne pas se relever. L’instrumentalisation de la notion One health offre (encore plus) des échappatoires commodes pour fuir toute responsabilité collective en matière de santé publique : pas de causes et pas d’effets isolables et modifiables, juste un grand tout du Vivant devant lequel on pourra s’incliner humblement, et avec lequel chacun.e négociera ses propres petits arrangements, éventuellement sur </span><a href="https://www.jefklak.org/errances-paramedicales/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">un mode incertain entre science et magie</span></a><span style="font-weight: 400;">. La démission peut ainsi être magnifiée, du côté des institutions, en une humilité savamment acquise, et pour les autres, en liberté individuelle, suivant le discours du </span><a href="https://soundcloud.com/deathpanel/rfk-health-capitalism-and-the-myths-of-wellness" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">nouveau Secrétaire d’Etat américain à la santé</span></a><span style="font-weight: 400;">. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Misère. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">FIN</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">—&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">* NHS Wales data: <a href="https://phw.nhs.wales/data/">https://phw.nhs.wales/data/</a></span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://winslow.fr/wp-content/uploads/2025/03/Gjljrj8XkAAXq3Y.jpeg" width="732" height="252" alt="" class="wp-image-31221 alignnone size-full" /></span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><em>Dernière modification le 14/04/2025</em></span></p></div>
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		<title>étiologie matters</title>
		<link>https://winslow.fr/etiologie-matters/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Winslow]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Nov 2024 18:03:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptage]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><h2 style="text-align: center;"><span style="font-weight: 500;"><b>LA MÉDECINE SANS ÉTIOLOGIE : UNE CONSTRUCTION D’IGNORANCE QUI EMPÊCHE L’ACTION</b></span><span style="font-weight: 500;"></span><b></b></h2>
<p><span style="font-weight: 500;"><b></b></span></p>
<p><span style="font-weight: 500;"><b></b></span></p>
<p><b></b></p>
<p><em><b>Pourquoi l’étiologie compte? Retour sur cette notion importante, dans le cadre du COVID.</b></em></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Une maladie peut avoir une définition étiologique et/ou une définition dite syndromique (ou encore clinique). </span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400; text-align: justify;" aria-level="1"><b>ÉTIOLOGIQUE : Dans ce premier cas, la maladie est désignée par sa</b> <b>cause</b><span style="font-weight: 400;"> nécessaire ; elle ne suffit pas toujours à ce que la maladie se déclenche, mais elle ne </span><b>peut pas </b><span style="font-weight: 400;">se déclencher sans cette cause. Par exemple, la maladie de COVID ne peut pas se déclencher sans l’introduction du virus de SARS-CoV-2 dans l’organisme : il en est sa cause nécessaire. </span></li>
<li style="font-weight: 400; text-align: justify;" aria-level="1"><b>SYNDROMIQUE : Dans le cas d’une présentation syndromique, la maladie n’est identifiée que par un ensemble homogène</b> <b>de manifestations cliniques</b><span style="font-weight: 400;">, c&rsquo;est-à-dire visibles pour le clinicien, et dont on imagine qu’il est imputable à une cause, qu’on ne connaît pas encore. </span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><b>Cette distinction est importante</b><span style="font-weight: 400;">. Elle l’est en amont </span><b>pour la prévention</b><span style="font-weight: 400;">, et en aval </span><b>pour le diagnostic et la prise en charge du patient</b><span style="font-weight: 400;">. En effet, pour prévenir la maladie, sinon connaître exactement l’agent pathogène, il faut au moins avoir une idée de la </span><i><span style="font-weight: 400;">nature </span></i><span style="font-weight: 400;">de son étiologie : les protocoles mis en œuvre seront drastiquement différents selon qu’il s’agit d’une étiologie génétique, environnementale ou microbiologique. </span></p>
<h2 style="text-align: center;"><span style="font-weight: 500;"><b><img loading="lazy" decoding="async" src="https://winslow.fr/wp-content/uploads/2024/11/AdobeStock_170214930-1500x1001.jpeg" width="473" height="316" alt="scientifique masquée, portant une charlotte, qui regarde des organismes biologiques à la lumière à travers le verre. Premier plan : des fioles" class="wp-image-30225 size-medium" /></b></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">En témoigne la lutte du Norvégien Armauer Hansen pour la reconnaissance de la contagiosité du bacille de la lèpre, qu’il peinait à identifier à cause de l’impossibilité de le mettre en culture. Tout l’enjeu portait en effet sur les moyens d’enrayer la diffusion de la lèpre : ses adversaires eugénistes portaient l’étiologie génétique de la lèpre, le protocole consistant alors à écarter des généalogies entières de la société. Dans le cas du COVID, son étiologie microbiologique </span><i><span style="font-weight: 400;">et </span></i><span style="font-weight: 400;">ses caractéristiques de transmission particulières sont parfaitement établies :  il s’agit d’un virus, à transmission aéroportée. Sa prévention non médicamenteuse ne peut donc passer par autre chose que le renouvellement et la filtration de l’air partagé (purification, masques). De fait, ce raisonnement est indispensable à la mise en œuvre d’un protocole de santé publique adéquat. Il l’est également en médecine, pour traiter la maladie, parce qu’il faut pouvoir l’identifier, en faire un diagnostic. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Les manifestations cliniques d’une infection (ou syndrome infectieux) sont, elles, le fruit de l’interaction de notre système immunitaire avec l’agent infectieux</b><span style="font-weight: 400;"> : elles dépendent donc de la constitution particulière de l’hôte, et peuvent présenter des tableaux similaires pour des agents pathogènes différents. L’exemple du « syndrome grippal » est parlant : il est caractérisé par un tableau clinique unique (fièvre, frissons, symptômes respiratoires, malaise) mais peut être causé par le virus de la grippe comme le virus de l’hépatite A, en passant par les entérovirus et les coronavirus. Il peut même ne pas se manifester alors qu’il y a infection [par exemple, <a href="https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2774707">la part d’asymptomatiques chez les personnes touchées par le COVID serait de 59%</a>, selon certaines études</span><span style="font-weight: 400;">]. On comprend alors que le traitement ne sera pas le même selon l’étiologie microbiologique, qui est indispensable au diagnostic. En effet, entre une grippe, un mycoplasme, une coqueluche, au départ, les symptômes peuvent se recouper : pourtant, une partie d’entre eux nécessitent des antibiotiques, l’autre non. La bonne gestion des médicaments, dans un contexte de pénuries régulières et d&rsquo;augmentation de la résistance aux antibiotiques, dépend donc de la réalisation d’un test. Le syndrome est un signe, un indice parmi d’autres pouvant guider le diagnostic, mais il ne suffit pas. Diagnostiquer correctement et identifier la cause d’une infection demande des analyses microbiologiques. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">En prenant la décision de ne plus conseiller le dépistage du SARS-CoV-2 en pleine pandémie, et de regrouper tous les « virus respiratoires » sous le même syndrome, les autorités sanitaires actent l’effacement politique de la maladie de COVID et ainsi, l’impossibilité de la prévenir comme de la traiter (les traitements préventifs doivent être pris au plus près de l’infection). C’est également un problème dans le suivi épidémiologique : en effet, Santé Publique France mélange, pour la grippe, des données syndromiques et étiologiques dans ses bulletins. Par contre, le COVID reste comptabilisé par l&rsquo;étiologie et donc uniquement sur la base de tests SARS-CoV-2 positifs. Ainsi la grippe devient une case dans laquelle on se retrouve par défaut quand on ne réalise pas de test de dépistage, ce qui surestime son ampleur dans certains rapports, et sous-estime le suivi COVID (voir ce <a href="https://threadreaderapp.com/thread/1609176245329367040.html">thread</a>)</span><span style="font-weight: 400;">. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">C’est également un souci pour les formes longues du COVID, ou ses effets différés : sans avoir de diagnostic de l’infection de départ, comment diagnostiquer la maladie chronique et permettre aux médecins de mettre en place les parcours adaptés? Comment relier les effets différés du COVID au virus qui les cause?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Ainsi, les autorités privent les personnels soignants et la population des </span><b>moyens de comprendre </b><span style="font-weight: 400;">ce qui leur arrive individuellement et collectivement. Mettre dans le même sac tous les « virus de l’hiver », voire même les « microbes » &#8211; qui désignent pêle mêle tous les êtres vivants microbiologiques, sains comme pathogènes &#8211; entraîne une confusion générale qui a pour conséquence de décourager quiconque d’une démarche scientifique permettant de déterminer la cause d’une pathologie. </span><b>Et sans comprendre, la population</b> <b>ne peut agir</b><span style="font-weight: 400;">. Si l’on ne sait pas que SARS-CoV-2 se transmet par l’air non-renouvelé, on ne peut pas considérer le port du masque ffp2. Si l’on ne sait pas que l’on a contracté une infection au SARS-CoV-2, on ne peut pas demander de traitement ou de soins d’urgence, ni faire reconnaître un COVID Long consécutif. Si l’on a aucun outil fiable de surveillance de la circulation de SARS-CoV-2, on ne peut pas l’enrayer et protéger la population du lot de séquelles chroniques qu’il déclenche. Si les autorités nous empêchent de savoir, elles nous empêchent aussi d’agir. Le déni et l’ignorance désarment les populations, et les poussent à l’apathie et au fatalisme. Le laisser-faire viral est ainsi de mise : « Tout le monde est malade, c’est comme ça, on n’y peut rien », entend-on. Pourtant l’acceptation de plus de morts, de maladies, de handicaps n’est pas obligatoire. Des moyens existent, et pourraient être rendus accessibles à toustes, couplés à une bonne information.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: medium;"><em>Dernière modification le 18/11/2024</em></span><span style="font-weight: 400;"></span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"></span></p></div>
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		<title>Recherche clinique Covid long : piétinement sur la case départ?</title>
		<link>https://winslow.fr/recherche-clinique-covid-long/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Winslow]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Aug 2024 09:12:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>...on apprend la création d’un questionnaire pour “mieux décrire les différents symptômes associés au Covid long ainsi que leur fréquence”. Welcome back to 2020 ! Les autorités sanitaires n’ont-elles pas accès aux publications que les malades lisent, s’échangent, décryptent avec espoir depuis quatre ans ? </p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 500;">Nous sommes en 2024, et plus de 15.000 publications décryptant le COVID Long sont disponibles sur le </span><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/research/coronavirus/docsum?filters=e_condition.LongCovid" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 500;">site du NIH</span></a><span style="font-weight: 500;">, et des essais cliniques débutent aux USA. En France, récemment, publication annonçant une </span><a href="https://www.inserm.fr/actualite/covid-long-aidez-les-chercheurs-a-mieux-le-connaitre/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 500;">étude</span></a><span style="font-weight: 500;"> Covid Long. Bonne nouvelle ! Les recherches françaises vont sûrement prolonger vers des solutions cliniques l’élan de leurs contributions cruciales sur les mécanismes de <a href="https://www.croiconference.org/abstract/persistence-of-sars-cov-2-in-platelets-and-megakaryocytes-in-long-covid/" target="_blank" rel="noopener">persistance du SARS-CoV-2</a></span><span style="font-weight: 500;">, dont les images ont parfois <a href="https://www.pasteur.fr/fr/espace-presse/documents-presse/covid-19-persistance-du-sars-cov-2-poumons-role-immunite-innee%20" target="_blank" rel="noopener">fait le tour du monde</a></span><span style="font-weight: 500;">&#8230;? Mais notre joie est de courte durée, car en ouverture on lit : “Les connaissances sur le COVID long [&#8230;] sont encore limitées”, et l’on apprend la création d’un questionnaire pour “mieux décrire les différents symptômes associés au COVID long ainsi que leur fréquence”. Welcome back to 2020 ! Les autorités sanitaires n’ont-elles pas accès aux publications que les malades lisent, s’échangent, décryptent avec espoir depuis quatre ans ? </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 500;">Cela n’annonce rien de mieux qu’ un n-ième recensement exhaustif des symptômes. Combien de fois va-t-on ré-inventer l’eau chaude, tourner en rond autour de ces symptômes très nombreux, les trier par ordre de fréquence tout en laissant de côté les nombreux effets décalés et potentiellement mortels du virus, les classer et re-classer ? Ce type de recherche a jusqu’ici surtout nourri la suspicion des praticiens face à leurs patient-es, en insistant sur l’aspect vague de symptômes pourtant invalidants, construit le COVID Long comme un problème psychologique et emmené vers des prises en charge d’ordre “rééducatives” qui ont l&rsquo;efficacité de l’homéopathie. Les COVID Long, comme l’ont été et le sont encore beaucoup de maladies multisystémiques (l’Encéphalomyélite Myalgique, le lupus, et d’autres maladies auto-immunes, systémiques, complexes, graves), sont inévitablement rabattus sur la théorie très française psychologisante des “troubles somatiques fonctionnels”. Pour les médecins qui la défendent, “plus il y a de symptômes, moins il y a de maladie”. Dans ce contexte, il nous semble que la réalité du COVID Long gagnerait à être déterminée par des biomarqueurs attestant de la maladie chronique et des risques d’évènements associés, plutôt que par un nouveau questionnaire qui risque de servir à appuyer les préconisations précédentes et aller in fine vers notre rééducation ou “réadaptation”, qui est au mieux inutile, au pire néfaste, en tous les cas culpabilisante.</span></p>
<p><em>Extraits des copies d&rsquo;écran de l&rsquo;étude Covilev qui nous ont été envoyées (avec l&rsquo;autorisation des patient-es) :</em></p>
<p><em><img loading="lazy" decoding="async" src="https://winslow.fr/wp-content/uploads/2024/08/2.png" width="358" height="652" alt="au cours du dernier mois, avez vous pris un des médicaments ci dessous pour vous détendre? (liste de médicament type anxiolytiques etc)" class="wp-image-29898 alignnone size-full" /> <img loading="lazy" decoding="async" src="https://winslow.fr/wp-content/uploads/2024/08/1.png" width="319" height="601" alt="copie d'écran de l'étude covilev. Les questions sont " comment="" valuez="" vous="" votre="" douleur="" puis="" avez="" eu="" un="" sentiment="" de="" tension="" nervosit="" anxi="" t="" une="" incapacit="" arr="" ter="" s="" inqui="" ou="" contr="" ler="" ses="" tudes="" tude="" excessive="" propos="" diff="" rentes="" choses="" class="wp-image-29899 alignnone size-full" /></em><b></b></p>
<p><b></b></p>
<p>________________<b></b></p>
<p><b></b></p>
<p><b>« Powerpoints partout, traitements nulle part »</b></p>
<p><span style="font-weight: 500;">Ainsi, on voit arriver, pour seul horizon, en France : </span></p>
<p><span style="font-weight: 500;">&#8211; un n-ième recensement de symptômes, qui confortera les autorités médicales françaises dans leurs atermoiements quant à la consistance du COVID Long comme entité nosologique, et risque d’aboutir à des essais cliniques de type luminothérapie ou méditation pleine conscience (dont on doute de l’efficacité pour nettoyer les réservoirs viraux ou traiter l&rsquo;auto immunité) .  </span></p>
<p><span style="font-weight: 500;">-Un parcours de soins HAS où tous les chemins mènent, non à Rome, mais à la rééducation.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 500;">=&gt; Mais les patient-es ne veulent pas être “ré-éduqués”, ils veulent être traités. Nous avons pour la plupart, comme tant d&rsquo;autres ayant connu l&rsquo;errance médicale, été laissé-es à l’abandon dans les pires moments : nous refusons d’être infantilisé-es, voire instrumentalisé-es. Ces centres, s’ils ne proposent aucun traitement médicamenteux (pire, s’ils n’y pratiquent pas la prévention contre les réinfections !), risquent d’être décevants et d’orienter les patient-es désespéré-es vers la médecine “alternative” voire vers le <a href="https://www.leberry.fr/vierzon-18100/actualites/polemique-autour-d-une-rencontre-ce-samedi-a-vierzon-sur-les-effets-indesirables-du-covid-long-et-des-vaccins_14445600/%20" target="_blank" rel="noopener">complotisme</a></span><span style="font-weight: 500;">. C’est déjà le cas pour toutes ces maladies où, nous remarquons, les femmes sont sur-représentées et pour lesquelles faute de recherche et de traitements, les centres de compétence renvoient vers la pratique du yoga sur de jolies brochures. Nous sommes lassé-es des injonctions à ”apprendre à s’autogérer”, expression pleine de paternalisme médical et qui fait porter toute la charge de la guérison sur les malades. Être soigné-es par voie médicamenteuse est ce qui permettra, espérons-le, aux patient-es de refaire du sport ensuite, et ceci est valable pour toutes ces pathologies jugées complexes. La médecine française doit passer au XXIème siècle : il n’est plus possible que nos vies soient entre les mains de professionnel-les qui, soit ne croient pas en la consistance de nos maladies, soit se soucient davantage de faire taire nos plaintes que de porter remède à nos maux.</span></p>
<p><em></em></p>
<p><em>Deuxième extrait de questions Covilev :</em></p>
<p><em></em></p>
<p><em><img loading="lazy" decoding="async" src="https://winslow.fr/wp-content/uploads/2024/08/3.png" width="581" height="639" alt="" class="wp-image-29897 alignnone size-full" srcset="https://winslow.fr/wp-content/uploads/2024/08/3.png 581w, https://winslow.fr/wp-content/uploads/2024/08/3-480x528.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 581px, 100vw" /></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 500;">Ceci est d’autant plus frustrant que la recherche française peut être innovante et passionnante. Et si l’éventail d’effets provoqués par le COVID Long est large, il a une cause commune, le SARS-CoV-2. Or, nous avons la chance d’avoir une multitude d’études décryptant ce virus &#8211; mais la malchance d’avoir des autorités sanitaires qui organisent l’inaction en la matière. La persistance virale n’est plus une hypothèse, et se révèle être un élément inquiétant à long terme : outre les effets qu’elle a déjà chez une partie des malades, quelles conséquences aura-t-elle dans quelques années? La thrombo inflammation, la dysimmunité, et d’autres mécanismes permettent aussi d’envisager biomarqueurs et traitements, et d’éviter peut-être des drames. Par ailleurs, des effets néfastes associés au Covid arrivent en décalage de l’infection : fibroses, dermatomyosites, maladies neurodégénératives, décompensations multiples (cardiovasculaires, neurologiques, diabètes, BPCO, Ehler Danlos…). C’est un véritable fardeau, économique (<a href="https://impact.economist.com/perspectives/health/incomplete-picture-understanding-burden-long-covid" target="_blank" rel="noopener">21 milliards d&rsquo;euros</a> en France hors coûts de santé selon the Economist)</span><span style="font-weight: 500;"> et de santé publique, dont on ne mesure pas encore l’ampleur. Des <a href="https://www.thelancet.com/article/S0140-6736(24)01136-X/abstract" target="_blank" rel="noopener">compilations d&rsquo;études</a> montrant l&rsquo;ampleur du problème sortent régulièrement. Comment peut-on encore attendre ?</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 500;">Nous nous interrogeons donc sur 1) ce refus de tenter de traiter les causes et mécanismes des maladies, et 2) sur la stratégie française consistant à bégayer indéfiniment des protocoles de recherche dont les résultats sont déjà bien connus, alors que la situation d’urgence médicale et la littérature scientifique appellent à des suites plus opératoires. Celles-ci seraient utiles pour le COVID aigü, ses suites, ainsi que les maladies aux mécanismes analogues. En attendant, les patient-es continuent de souffrir sans voir arriver l’ébauche d’un espoir, alors que certains outils pourraient commencer à être testés.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Nos demandes</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 500;">=&gt; </span><b>Essais</b><b> :</b><span style="font-weight: 500;"> Nous demandons en urgence des essais cliniques avec des </span><a href="https://polybio.org/projects/a-clinical-trial-of-repurposed-hiv-antivirals-in-longcovid/%20" target="_blank" rel="noopener"><b>antiviraux</b></a> (et/ou anticorps monoclonaux)<b> à plus long cours que testé récemment aux USA, afin de voir si l’on peut nettoyer les réservoirs viraux</b><span style="font-weight: 500;"> et éviter des impacts additionnels. <a href="https://www.thelancet.com/journals/eclinm/article/PIIS2589-5370(23)00536-9/fulltext" target="_blank" rel="noopener">De nouvelles molécules</a></span><span style="font-weight: 500;"> sont en préparation ou <a href="//time.com/6588624/covid-19-antiviral-treatments-us/" target="_blank" rel="noopener">attente d’approbation</a></span><span style="font-weight: 500;">. Les processus sont trop longs et les malades ne peuvent plus attendre. Différentes combinaisons d’antiviraux, l&rsquo;association avec des monoclonaux seront sûrement nécessaires pour déterminer ou non une efficacité. Par ailleurs, des <a href="https://www.tlcsessions.net/episodes/episode-69-prof-tim-henrich-viral-persistence-and-t-cell-dysregulation " target="_blank" rel="noopener">immunothérapies sont en essai</a></span><span style="font-weight: 500;">, d’autres traitent les dommages à l’endothélium, ou différents mécanismes importants de la maladie… Il est TEMPS. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>=&gt; Déployer rapidement des biomarqueurs qui puissent montrer la persistance virale et la dysimmunité.</b><span style="font-weight: 500;"> Toute personne contaminée,  a fortiori si elle souffre de problèmes de santé par la suite, devrait avoir la possibilité de savoir si une persistance du virus est détectable (test sanguin transcriptomique qui mesure la charge virale en ARN ou la réplication par exemple), afin d’attester d’un éventuel préjudice subi. Ces tests sont aussi un préalable pour avoir des essais cliniques avec des traitements antiviraux qui soient pertinents sur ce sujet, et suivre l’efficacité des molécules en monitorant la baisse de ces marqueurs.</span></p>
<p>D&rsquo;<b style="font-weight: 500;">autres biomarqueurs</b>, diagnostiques et d’orientation clinique sont également nécessaires. Les tests de microcaillots, profils immunologiques et autres orientations diagnostiques serviraient aussi pour les pathologies proches ou associées, selon les mécanismes communs. Des tests permettant d&rsquo;évaluer et prévenir certains risques suite à l&rsquo;infection (ex: <a href="https://vih.org/maladies-emergentes/20240130/un-nouveau-biomarqueur-du-covid-long-identifie/#:~:text=Le%20%C2%ABcompl%C3%A9ment%C2%BB%20est%20un%20composant,un%20Covid%20long%2C%20anormalement%20actif." target="_blank" rel="noopener">complément pour la tromboinflammation</a> et les risques cardiovasculaires) sont également nécessaires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 500;">=&gt; </span><b>Tests et traitements préventifs en cas de contamination </b><span style="font-weight: 500;">: nous demandons la possibilité pour toustes de se tester en PoC-NAT (de type « PlusLife », à amplification isotherme</span><span style="font-weight: 500;"> rapide (30 minutes) dans des centres “test and treat” dédiés, et, pour toutes les personnes souffrant de maladies chroniques invalidantes (à risque augmenté de décès / séquelles / <a href="https://www.ons.gov.uk/peoplepopulationandcommunity/healthandsocialcare/conditionsanddiseases/bulletins/prevalenceofongoingsymptomsfollowingcoronaviruscovid19infectionintheuk/30march2023" target="_blank" rel="noopener">COVID Long</a></span><span style="font-weight: 500;">) le souhaitant et le pouvant, un accès simplifié sur place aux antiviraux disponibles.</span></p>
<p><span style="font-weight: 500;">Il faut maintenant commencer la prévention du COVID Long et de ses effets décalés. L’accès aux antiviraux ne devrait pas être inégalitaire. Aujourd’hui certains malades chroniques bien suivis ont une ordonnance ou une boîte d&rsquo;antiviraux à la maison en cas de contamination, d’autres n’arrivent pas à l’obtenir dans les 5 jours. Obtenir ces traitements ne devrait pas représenter une “quête” lors d’une contamination, notamment pour des personnes déjà précarisées par un handicap. Ceci pourrait aussi contribuer à </span><i><span style="font-weight: 500;">“atténuer le fardeau des hospitalisations, faciliter la prophylaxie post-exposition, réduire les séquelles post-COVID-19</span></i><span style="font-weight: 500;">”, selon les <a href="https://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(24)00258-5/fulltext" target="_blank" rel="noopener">conclusions de cette étude</a></span><span style="font-weight: 500;">. Certaines molécules en développement ou en cours d&rsquo;approbation présentent moins de contre-indications ou d&rsquo;interactions médicamenteuses, ce qui permettrait de pouvoir les délivrer à des personnes à haut risque (immunodéprimées notamment) qui n’ont toujours pas d’option de traitement d’urgence aisément accessible en France. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 500;">=&gt; Bien sûr, pour toustes : </span><b>De la prévention</b><span style="font-weight: 500;">, de la prévention, de la prévention (air pur, FFP2, UV-C, information scientifique au public). La prévention des ré-infections devrait faire partie du traitement.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 500;">L’attentisme et le fatalisme viral ne se justifient plus au vu de la littérature scientifique. Il faut un plan d’urgence, un déblocage de moyens, des procédures simplifiées, des auditions publiques, comme elles ont pu avoir lieu </span><a href="https://youtu.be/ipJBFoJapyo"><span style="font-weight: 500;">au Sénat américain</span></a><span style="font-weight: 500;"> cette année. La recherche doit s’orienter enfin vers de vrais traitements préventifs et curatifs : les malades chroniques en général et les patient-es COVID Long en particulier ont besoin de tout ceci pour HIER.</span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
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			</item>
		<item>
		<title>65 MILLIONS ET ÇA CONTINUE</title>
		<link>https://winslow.fr/65-millions-article/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Winslow]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jul 2024 08:07:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptage]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><h1 style="text-align: center;"><b>65 millions de covid long et ça continue</b><b></b></h1>
<p><b></b></p>
<h3 style="text-align: center;"><b>Un aperçu de la recherche COVID, après 4 ans et demi de pandémie</b></h3>
<p><b></b></p>
<p><span style="color: #800000;"><strong></strong></span></p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Ecrit avec les camarades d&rsquo;Act Up &#8211; Paris</strong></span><b></b></p>
<p><b></b></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><h3 style="text-align: justify;"><strong>INTRODUCTION</strong></h3>
<p style="text-align: left;">4 ans et demi après le début de la pandémie de SARS-CoV-2, le virus responsable de la maladie du COVID, il est estimé qu&rsquo;environ <a href="https://www.economist.com/graphic-detail/coronavirus-excess-deaths-estimates" target="_blank" rel="noopener">28,5 millions de personnes</a> ont déjà été tuées de manière directe ou indirecte par ce virus, et qu&rsquo;au moins <a href="https://www.nature.com/articles/s41579-022-00846-2" target="_blank" rel="noopener">65 millions de personnes</a> souffrent de formes chroniques et souvent extrêmement invalidantes de la maladie suite à une (ré)infection. Les patient-es expert-es et notamment Elisa Perego, patiente et chercheuse, ont utilisé dès début 2020 le terme de COVID Long, terme choisi à dessein comme suffisamment large pour décrire la chronicité de la maladie ainsi que les effets divers et parfois décalés dans le temps de l’infection au SARS-CoV-2 sur le corps humain, avec des conséquences pouvant être multi-systémiques, incluant les lésions sur les organes, les maladies cardiovasculaires et pulmonaires, les dommages neurologiques, <span style="font-weight: 400;">les décompensations ou déclenchements de diverses maladies</span> mais aussi les problèmes métaboliques, le dysfonctionnement immunitaire et les infections opportunistes.</p></div>
			</div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Depuis son émergence fin 2019, les découvertes scientifiques sur le fonctionnement de ce virus et ses effets à moyen et long terme sur le corps humain ont été régulières et continues. Elles appellent à faire un état des lieux tant sur l’état de la recherche scientifique que sur le traitement politique, médical et médiatique de cette pandémie, en rendant visibles les parallèles que l’on peut tirer avec l’épidémie de VIH-SIDA</span>.</p>
<p>Alors qu’on voit ressurgir des pathogènes anciens (malaria, dengue), et que des nouveaux vont inévitablement apparaître, l’OMS nous annonce vouloir améliorer la résilience des pays face aux futures pandémies. Pourtant celle de SARS-CoV-2 est toujours en cours (<a href="https://twitter.com/mvankerkhove/status/1741384947892441165?s=20" target="_blank" rel="noopener">selon les termes mêmes d’une responsable de l’OMS</a> en fin 2023) et les mesures visant à protéger des réinfections la population générale mais aussi les personnes à plus haut risque ou celles vivant avec un COVID Long, ont toutes été levées (fin du port du masque obligatoire, campagnes de vaccination</p></div>
			</div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>anecdotiques) ou n’ont jamais été mises en place (amélioration de la qualité de l’air intérieur). <span style="font-weight: 400;">L’histoire de l’épidémie de VIH-SIDA aurait pourtant dû nous préparer et nous permettre d’éviter de perdre un temps précieux pour la pandémie de SARS-CoV-2 : cela n’a pas été le cas. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"></span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">A moins d’avoir passé les dernières années à éplucher la littérature scientifique sur le sujet, il est difficile de saisir à quel point notre perception et notre évaluation des risques face au COVID est en décalage total avec l’état des connaissances scientifiques à date. Des modes de transmission du virus aux moyens de prévention disponibles, en passant par le fonctionnement du virus et ses effets à long terme sur notre organisme ou son niveau de circulation au sein de la population générale, tout est tragiquement mal compris. Il y a comme une sensation désagréable de déjà vu et il est plus que temps d’éclaircir tout cela.</span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><h2><b>I) Covid : DES BASES POUR COMPRENDRE ET AGIR</b></h2></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_7">
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: left;">du La première chose à identifier pour lutter contre une pandémie virale, ce sont les modes de transmission du virus. Comment ne pas revenir alors sur la désinformation systématique et organisée depuis 2019 autour des modes de transmission du virus du COVID ?</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">Le virus du COVID est aéroporté. Comme le virus de la grippe ou la bactérie de la tuberculose, il se transmet par l’air que l’on respire et que l’on partage avec les autres.</span></strong> Quand on respire ou que l’on parle, on émet des aérosols, c&rsquo;est-à-dire des nuages de particules très légères qui vont se comporter comme de la fumée de cigarette. Lorsque l’on est infecté-e par le virus du COVID, ces aérosols deviennent infectieux et dans une pièce mal aérée, ils vont s’accumuler et remplir tout l’espace disponible. Il suffit ensuite de quelques minutes à quelques dizaines de minutes pour inhaler une dose suffisante de COVID et être contaminé-e, même en se tenant à plusieurs mètres de la personne contagieuse. Les aérosols étant inodores et invisibles à l&rsquo;œil nu, et la majorité des personnes infectées par le virus du COVID étant asymptomatiques ou pré-symptomatiques, il est impossible de percevoir avec nos yeux si l’on baigne ou pas dans un nuage d’aérosols contagieux. On peut par exemple s&rsquo;infecter en allant dans une pièce mal aérée où se trouvait une personne contagieuse, comme les toilettes d’un restaurant ou une salle de réunion inoccupée.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Bien qu’il y ait un consensus scientifique clair depuis début 2020 sur le fait que le virus du COVID est aéroporté, l’OMS et les gouvernements ont dès le départ focalisé l’attention sur les postillons et les surfaces contaminées, niant ou minimisant fortement le rôle majeur joué par les aérosols. L’OMS publie ainsi <a href="https://x.com/WHO/status/1243972193169616898" target="_blank" rel="noopener">un communiqué sur twitter le 23 mars 2020</a> expliquant que le virus du COVID n’est pas aéroporté et qu’affirmer le contraire serait même de la désinformation.</span></p></div>
			</div>
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				<span class="et_pb_image_wrap "><img decoding="async" src="http://www.winslow.fr/wp-content/uploads/2024/07/Image-1-Campagne-de-pre╠uvention-UK.jpg" alt="image de prévention Royaume Uni : on voit des personnes émettre des aérosols dans une pièce, en parlant, d&#039;autres les respirer. Les particules dans l&#039;air sont rendues visibles en gris " title="Image 1 - Campagne de pre╠üvention UK" /></span>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_9  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><em><span style="font-weight: 400;">Ci-dessus, affiche issue de la campagne de prévention </span><a href="https://www.gov.uk/government/news/new-campaign-to-stop-covid-19-hanging-around"><span style="font-weight: 400;">“STOP COVID-19 HANGING AROUND”</span></a><span style="font-weight: 400;"> du Département de la Santé et de la Protection sociale du Royaume-Uni.</span></em></p></div>
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			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_8">
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Le virus se transmettrait principalement via les grosses gouttelettes émises en toussant, en éternuant ou en parlant, et le contact avec des surfaces contaminées par ces gouttelettes. Pour se protéger il est alors recommandé de se tenir à 1 mètre les uns des autres, de désinfecter les surfaces fréquemment, de se laver les mains régulièrement et d’éviter de se toucher les yeux, la bouche ou le nez. Il faudra attendre une </span><a href="https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/AvisRapportsDomaine?clefr=894" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">lettre ouverte de plusieurs centaines de scientifiques</span></a><span style="font-weight: 400;"> adressée quelques mois plus tard à l’OMS</span><span style="font-weight: 400;"> pour faire reconnaître l’importance de la transmission aéroportée, et c’est seulement en avril 2024 que l’organisation mettra à jour définitivement sa classification des pathogènes aéroportés comme le virus du COVID ou celui de la grippe. </span><span style="font-size: 14px;">Entre-temps, nous avons eu la confirmation de l’</span><a href="https://www.cureus.com/articles/227537-sars-cov-2-contamination-on-healthy-individuals-hands-in-community-settings-during-the-covid-19-pandemic#!/" target="_blank" rel="noopener" style="font-size: 14px;">inanité de la transmission contact</a><span style="font-size: 14px;"> pour ce virus, le risque de transmission par ce biais étant quasi nul, et probablement peu important pour les </span><a href="https://www.nature.com/articles/d41586-024-01284-1" target="_blank" rel="noopener" style="font-size: 14px;">gouttelettes</a><span style="font-size: 14px;">. </span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400; color: #333333;">Les sociétés savantes françaises, comme beaucoup, ont choisi la confusion : elles annoncent prendre en compte le risque aérosol mais restent, pourtant, sur des protocoles contact-gouttelettes pour le COVID, afin de mieux le mêler aux autres “viroses de l’hiver”, alors même que le virus circule toute l’année au-delà du seuil épidémique. La sécurité des établissements hospitaliers face aux infections est toujours mesurée par la consommation de gel hydroalcoolique, la recommandation du masque &#8211; chirurgical, donc pas celui qui convient &#8211; étant réservée aux personnes symptomatiques alors que la moitié des personnes infectées et contagieuses ne présentent pas de symptômes. Partant de là, au sein même des hôpitaux, l’obscurantisme peut régner sans frein, et on voit la promotion de “danses du gel hydroalcooliques”, et des vidéos de communication d’établissements de soins où le lavage de mains et les sourires remplacent le masque. </span></p></div>
			</div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400; color: #333333;">Et dans la société ? </span>Ne pas savoir comment se transmet un virus, c’est être dans l’incapacité de se protéger soi et les autres.</span></strong> C’est se croire invulnérable et hors de danger en adoptant des pratiques à risque alors que les outils de réduction des risques existent.</p>
<p>Comment a-t-on pu oublier ce qu’il s’est passé tout au long de la pandémie de VIH-SIDA ? Le VIH n’est pas présent partout, il existe dans 5 liquides contaminants : le sang, le sperme, la cyprine, le liquide pré-séminal et le lait maternel. De plus, pour qu’il y ait infection, un de ces liquides doit se retrouver en contact avec une muqueuse (buccale, vaginale, anale, etc.) ou une lésion. Si les modes de transmission du VIH sont aujourd’hui bien identifiés, il a pourtant fallu des décennies de prévention par des associations pour pallier les manquements des institutions et des gouvernements, et faire comprendre à la population générale comment se protéger face à ce virus. </p></div>
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			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_9">
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>On ne peut pas attraper le VIH en respirant le même air qu’une personne séropositive, en l’étreignant, en l’embrassant, en lui serrant la main ou en buvant dans le même verre qu’elle. Par contre le TasP, le préservatif, la mise à disposition gratuite de seringues jetables ou plus récemment la PrEP, font partie des outils de prévention utiles et adaptés pour éviter de nouvelles contaminations. Pour le COVID,<span style="color: #000000;"><strong> se tenir à deux mètres de distance dans une salle pleine de virus n’a jamais permis de se protéger ou de protéger les autres, pas plus que d’être séparé-e par une vitre en plexiglass à la caisse d’un supermarché ou au comptoir d’une pharmacie. Se laver régulièrement les mains est très utile pour réduire la contamination des maladies se transmettant principalement par les mains comme la gastro-entérite, mais ne sert strictement à rien contre un virus aéroporté. </strong><strong>Continuer de promouvoir le port du masque chirurgical qui n’est pas ajustable et fuit sur les côtés, au lieu du masque FFP2 bien ajusté, est insuffisant.</strong></span></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_15  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>Mais il faut dire que nous sommes entrés dans une période d’invisibilisation totale de la pandémie où évoquer l’existence même du COVID est devenu tabou et où l’utilisation de moyens de protection individuels est stigmatisée, y compris dans les lieux de soins. En 2024, porter le masque en allant chez son médecin ou à l’hôpital déclenche au mieux des réactions misérabilistes et paternalistes (<em>“Le COVID c’est fini, vous pouvez enlever votre masque”, “Pourquoi vous portez le masque, vous avez une maladie grave ?”, “C’est dommage, je ne vois pas votre sourire”</em>), mais aussi de plus en plus souvent moqueuses, violentes et discriminatoires, allant jusqu’au refus de soin (<em>“Enlevez votre masque ou je ne pourrai pas vous soigner”</em>). <strong style="color: #000000; font-size: 14px;">Certaines personnes déjà particulièrement précaires et handicapées choisissent parfois de ne plus porter le masque en lieu de soin pour ne pas subir encore plus de violences médicales, et vont à leurs rendez-vous médicaux la boule au ventre. D’autres sont en abandon de soins.</strong></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_16  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_15  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p>Comme pour le préservatif, il y a de manière générale une forte tendance à individualiser la responsabilité de l’utilisation des moyens de protection disponibles, mais aussi à culpabiliser les personnes qui cherchent à se protéger et à protéger les autres : <em>“T’inquiète je n’ai pas de symptômes, est-ce que tu ne me fais pas confiance ?”, “Tu n’as qu’à porter un masque si tu as peur d’attraper quelque chose mais c’est ma liberté de ne pas le porter”, “C’est inconfortable, je préfère sans”</em>. <strong><span style="color: #000000;">Pourtant, en temps de pandémie d’un virus très contagieux et aéroporté, le port unilatéral du masque est insuffisant. La réduction des risques ne peut être que collective lorsqu&rsquo;on respire un air partagé.</span></strong></p>
<p>Au-delà de la désinformation sur les modes de transmission du virus, plus personne n’est incité à se faire dépister et à s’isoler lors de l’apparition de symptômes caractéristiques du COVID (qui sont souvent en partie similaires à ceux d’une grippe, ou d’un rhume).</p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_10">
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>D’ailleurs l’assurance maladie rappelle sur son site que lors d’un test positif COVID il n’est plus nécessaire de s’isoler ou de porter un masque mais qu’il faut “éviter les personnes fragiles”, formule discriminatoire au possible. Impossible de suivre précisément la circulation du virus. En regardant les données de suivi épidémique d’autres pays comme les <a href="https://pmc19.com/data/" target="_blank" rel="noopener">États-Unis</a> ou le Royaume-Uni, on apprend pourtant avec stupéfaction qu’entre septembre 2023 et janvier 2024, il n’y a sûrement jamais eu autant de personnes réinfectées par le COVID de toute la pandémie. Ces personnes, si elles développent un COVID Long, ne sauront sans doute pas que leurs problèmes de santé proviennent d’une (ré)infection COVID. Pas de dépistages, pas de COVID, pas de COVID, pas de COVID Long.</p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Posons-nous maintenant la question : </span><span style="font-size: 14px;">depuis le début des années 80, combien de personnes ont été contaminées par le VIH et sont décédées du SIDA parce qu’elles ne pensaient pas être à risque ? Parce qu’elles se sentaient invulnérables à cause de la désinformation et de l’absence de prévention ? Parce qu’elles ne savaient ni comment le virus se transmettait, ni à quel point il circulait dans leurs communautés ? Parce que l’information et les soins n’étaient </span><a href="https://www.yanous.com/tribus/sourds/sourds010126.html" target="_blank" rel="noopener" style="font-size: 14px;">pas accessibles</a><span style="font-size: 14px;"> pour des personnes en situation de handicap, par exemple les personnes malentendantes ? Parce qu’elles n’avaient pas accès aux outils de protection et de dépistage pourtant disponibles ? </span></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_19  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-size: 14px;">Aujourd’hui combien de personnes sont réinfectées par le virus du COVID <span style="font-weight: 400;">et développent un COVID Long </span>parce qu’elles ne savent pas que le virus circule toute l’année et à un niveau plus élevé que lorsque tout le monde était confiné chez soi ou portait le masque ? Parce qu’elles se pensent protégées et protéger les autres en se lavant les mains et en toussant dans leur coude ? Parce qu’elles ne se font plus dépister et ne s’isolent plus lorsqu’elles ont des symptômes ? Parce qu’on leur a laissé penser que le COVID était une grippette, un simple rhume ? <span>Parce que le fait qu</span><span>&lsquo;il n</span><span>&lsquo;y ait plus de masque, même à l</span><span>&lsquo;hôpital</span><span>, leur laisse penser qu</span><span>&lsquo;il n</span><span>&lsquo;y a plus de risque</span><span>? </span></span><span style="font-weight: 400;"></span><span style="font-weight: 400;"><span style="color: #000000;"><b>Les pandémies ont une histoire qui nous enseigne à chaque fois la même chose : les réponses en matière de santé doivent être cohérentes, efficaces et concrètes pour tout le monde.</b></span></span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_11">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_20  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_divider et_pb_divider_1 et_pb_divider_position_ et_pb_space"><div class="et_pb_divider_internal"></div></div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_19  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2><b>II) REPRÉSENTATIONS DE LA MALADIE : DU VIH-SIDA AU COVID</b></h2></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_12">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_21  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_20  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><em><span style="font-weight: 400;">Couverture du magazine Playboy de février 1986 intitulé “CAN SEX SURVIVE AIDS ?”</span></em></p></div>
			</div><div class="et_pb_with_border et_pb_module et_pb_image et_pb_image_1">
				
				
				
				
				<span class="et_pb_image_wrap "><img loading="lazy" decoding="async" width="490" height="640" src="http://www.winslow.fr/wp-content/uploads/2024/07/Image-2-Playboy.png" alt="couverture de Playboy magazine, février 1986.&lt;br /&gt;
&quot;can sex survive aids?&quot; est noté en bas.&lt;br /&gt;
Image : une femme boit son café" title="Image 2 - Playboy" class="wp-image-29515" /></span>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_22  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_21  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="color: #000000;"><strong><b>VIH-SIDA : une infection inoffensive pour les hétéros </b> ?</strong></span></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_22  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p>Retour en 1986, 5 ans après l’alerte donnée par les CDC pour annoncer la recrudescence de cas de pneumonies et de cancers rares affectant exclusivement des homosexuels, épisode qui marque le démarrage officiel de la pandémie de VIH-SIDA. Dans <a href="https://x.com/amorvincitomnia/status/1571592738356994049" target="_blank" rel="noopener">une série d’articles</a> dédiés aux mythes et réalités autour du VIH-SIDA que l’on retrouve dans les numéros de février et de juin du magazine Playboy, on nous explique que le SIDA est un risque uniquement pour les personnes immunodéprimées, et que pour les personnes avec un système immunitaire en bonne santé l’infection au VIH est inoffensive et transitoire. Il serait de plus assez rare d’être infecté par le VIH lors d’un rapport vaginal hétérosexuel et il y a donc peu de chances que le virus se propage parmi les hétéros (ouf).</p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_23  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_23  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p>Le VIH serait de manière générale extrêmement difficile à attraper et contrairement à certaines prédictions pessimistes, il serait donc tout à fait improbable que l’épidémie de VIH-SIDA se transforme en pandémie. Et puis même si le virus se propageait, d’après les propos des CDC à l’époque, dans 90% des cas l’infection au VIH n’entrainerait pas le SIDA. Le SIDA ne serait pas une conséquence directe du VIH puisque pour avoir une chance non nulle de développer le SIDA après une infection au VIH, il faudrait remplir tous ces critères : avoir un historique d’infections multiples en particulier avec les virus de la mononucléose et les cytomégalovirus, être en mauvaise santé et avoir un système immunitaire affaibli par le stress, utiliser des drogues (en particulier le poppers), avoir des prédispositions génétiques ou encore souffrir de malnutrition.</p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>Mais si vous êtes hétéro et en bonne santé, il n’y a absolument rien à craindre. On nous raconte d’ailleurs avec enthousiasme l’histoire d’une infirmière britannique testée positive au VIH après s’être malencontreusement piquée avec une aiguille contenant du sang contaminé et qui a seulement eu une grosse grippe quelques semaines après l’accident (caractéristique de l&rsquo;infection VIH), avec une récupération rapide et sans incident notable par la suite. Encore une fois, rien à craindre de ce virus. En 1986, le VIH-SIDA est un non-événement pour la population générale. Seules les personnes LGBT avec leurs pratiques et leurs modes de vie “anormaux” sont considérées comme à risque.</p></div>
			</div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>Et iels peuvent bien crever en silence tant que les hétéros valides restent hors de danger, supposément immunisés contre le SIDA avec leur système immunitaire fonctionnel et leurs modes de vie “normaux”.</p>
<p><span style="color: #000000;"><b></b></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Le VIH-SIDA est depuis le départ une épidémie politique, alimentée avant tout par les entraves à l’accès à l’information et à la prévention, au dépistage, aux soins et aux droits, sur fond de haine des personnes LGBT. </b></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Aucune contamination n’est une fatalité, ce ne sont que des choix politiques.  </b></span></p></div>
			</div>
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<div class="mce-content-body" contenteditable="true" style="position: relative;">
<p><b><span style="font-weight: 400;">En 2024, après des décennies de lutte et d’accumulation de connaissances scientifiques sur le VIH, mais aussi à cause de la réécriture de l’histoire par la classe dominante (comme le montre le collectif <a href="https://www.actuporalhistory.org/" target="_blank" rel="noopener">ACT UP Oral History Project</a>), il est difficile de s’imaginer que dans les années 80 tout ce qui concerne ce virus était mal compris par le grand public et que le danger était sciemment invisibilisé par les gouvernements et les institutions de santé publique. </span></b><b style="font-size: 14px;"><span style="font-weight: 400;">Des modes de transmission du virus aux moyens de protection disponibles, en passant par le fonctionnement du virus, ses effets à moyen terme et les personnes à risque, en façade : tout laissait penser que pour la plupart des gens, il n’y avait pas lieu de s’inquiéter.</span></b></p>
</div>
</div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="color: #000000;"><b>Covid : une maladie inoffensive pour les valides ?</b></span></p></div>
			</div><div class="et_pb_with_border et_pb_module et_pb_image et_pb_image_2">
				
				
				
				
				<span class="et_pb_image_wrap "><img loading="lazy" decoding="async" width="716" height="605" src="http://www.winslow.fr/wp-content/uploads/2024/07/Image-3-Lucky-Omicron.jpeg" alt="image détournement d&#039;une campagne pour une marque de cigarettes. On voit un homme montrant en souriant un paquet de cigarettes, sur le paquet est noté &quot;Lucky Omicron&quot;" title="Image 3 - Lucky Omicron" class="wp-image-29528" /></span>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_28  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><em><span style="font-weight: 400;">Détournement d’une vieille campagne de publicité Lucky Strike pour illustrer les propos du médecin français Gérald Kierzek qui prône la réinfection COVID dans les colonnes du </span><span style="font-weight: 400;">Figaro </span><span style="font-weight: 400;">en décembre 2021</span> <span style="font-weight: 400;">:</span><a href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/gerald-kierzek-la-strategie-du-tout-vaccinal-est-une-erreur-20211228"><span style="font-weight: 400;"> “[Le variant] Omicron est probablement une chance.”</span></a></em></p></div>
			</div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="color: #000000;"><b>La pandémie de COVID est un éternel recommencement des erreurs de l’épidémie de VIH-SIDA.</b></span><span style="font-weight: 400;"> La comparaison paraît de prime abord insultante car elle semble minimiser la spécificité de l’épidémie de VIH-SIDA : une épidémie politique, alimentée avant tout par les discriminations et les violences envers les personnes LGBTQIA+, les personnes racisées, les hémophiles, les TDS et les usagerEs de produits psychoactifs. Pourtant, de façon analogue au rôle joué par les LGBTphobies, le racisme, le validisme, la putophobie et la toxicophobie pour l’épidémie de VIH-SIDA), le validisme et son renforcement depuis le début de la crise COVID, avec une habituation aux “pertes” des personnes dites vulnérables ou âgées, a fait le lit de la pandémie de SARS-CoV-2. </span><span style="font-weight: 400;">Du VIH-SIDA au COVID, le mot d’ordre des gouvernements et des institutions est resté le même : </span><span style="font-size: 14px; color: #000000;"><b>“who cares if <em>they</em> die”</b></span><span style="font-size: 14px;">. </span><span style="font-size: 14px;"></span><span style="font-size: 14px;">Les personnes handicapées et malades chroniques sont déjà précarisées, maltraitées, séparées au quotidien du reste de la population générale et même parfois incitées à mourir. Depuis 2019, c’est infiniment pire. Dès l’apparition des premiers clusters COVID, le gouvernement et les institutions médicales nous ont rabâché les oreilles avec les catégories essentialisées des “personnes en bonne santé” d’un côté et des “personnes fragiles et vulnérables” de l’autre. <span style="font-weight: 400;">À les écouter, les jeunes adultes, les enfants, les personnes avec un système immunitaire “fonctionnel” n’ont jamais rien risqué face au COVID. </span></span><span style="font-weight: 400;">Il n’y a que les personnes handicapées, les personnes âgées, les personnes immunodéprimées qui sont à risque. D’ailleurs, ce serait à elles seules de se protéger, dans un environnement devenu hostile. Et au final, dans un honteux retournement de responsabilités,<a href="https://winslowsantepublique.wordpress.com/2022/08/01/le-sens-du-sacrifice-cest-par-ou/"> à elles de</a> </span><a href="https://winslowsantepublique.wordpress.com/2022/08/01/le-sens-du-sacrifice-cest-par-ou/"><span style="font-weight: 400;">porter une improbable “faute” </span></a><span style="font-weight: 400;">pour les restrictions sanitaires passées.</span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_15">
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;"><a href="https://www.ons.gov.uk/peoplepopulationandcommunity/healthandsocialcare/conditionsanddiseases/bulletins/prevalenceofongoingsymptomsfollowingcoronaviruscovid19infectionintheuk/30march2023" target="_blank" rel="noopener"></a>On a également séparé le COVID aigu du COVID Long, le COVID aigu étant censé être un risque (mortel) pour les personnes à comorbidités spécifiques, le COVID Long en être un pour quelques personnes malchanceuses. Dans les médias, on présente le COVID Long comme une maladie malencontreuse, un peu bizarre et mystérieuse, handicapante certes mais heureusement rare et passagère (“</span><i><span style="font-weight: 400;">Vous guérirez en un an et demi!</span></i><span style="font-weight: 400;">”). Souvent, les symptômes ou effets organiques les plus inquiétants pour le grand public sont mis de côté, et on ne précise pas que, selon les <a href="https://www.ons.gov.uk/peoplepopulationandcommunity/healthandsocialcare/conditionsanddiseases/bulletins/prevalenceofongoingsymptomsfollowingcoronaviruscovid19infectionintheuk/30march2023" target="_blank" rel="noopener">chiffres de l&rsquo;ONS</a>, les personnes déjà invalidées par une maladie chronique sont à risque augmenté de COVID Long additionnel. On rappelle qu’en France </span><a href="https://www.lecese.fr/travaux-publies/les-maladies-chroniques#:~:text=En%20France%2C%2010%2C7%20millions,li%C3%A9s%20%C3%A0%20une%20pathologie%20chronique." target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">20 millions de personnes </span></a><span style="font-weight: 400;">souffrent de maladies chroniques</span><span style="font-weight: 400;">, soit plus d’un tiers de la population. Au final, COVID comme COVID Long sont un risque pour toustes, bien que certaines personnes plus fortement que d’autres.</span></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_30  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">En 4 ans et demi de pandémie de COVID, on en a mangé du “vivre avec le virus” et des promesses de retour à “la vie d’avant” sans aucun changement dans les façons de partager l’air ensemble, tout cela grâce à l’acquisition d’une supposée “’immunité collective”. La seule condition était d’accepter tacitement la libre circulation du virus et le sacrifice des plus à risque que soi.  “Vivre avec” dans le cadre du SARS-CoV-2, cela ne devrait pas signifier vivre comme si le virus n’existait pas, mais mettre en place collectivement des solutions pour baisser autant que possible sa circulation et son fardeau. Le COVID est de fait une menace existentielle pour les personnes handicapées, comme le VIH-SIDA l’a été prioritairement pour les personnes LGBT, les hémophiles et les toxicomanes. Mais il ne faut pas oublier que sur le long terme, le virus du COVID a la capacité d’handicaper massivement les personnes encore considérées comme bien portantes. </span></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_31  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
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<div class="mce-content-body" contenteditable="true" style="position: relative;">
<p><span style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;"><strong>D’après l’OMS, environ 10 à 20 % des (ré)infections conduisent à un COVID Long, cette forme chronique et invalidante de la maladie du COVID</strong> : dysfonctionnement cognitif (incapacité à réfléchir et à se concentrer, trous de mémoire), arrêts cardiaques, dysautonomie, AVC, épuisement chronique, micro caillots, inflammation cardiaque, malaises post-effort, fibroses, développement de maladies opportunistes, auto-immunes ou neuro-dégénératives, dommages aux organes… </span></span><span style="font-size: 14px;">La liste est</span><a href="https://www.nature.com/articles/s41591-023-02521-2/figures/1" target="_blank" rel="noopener" style="font-size: 14px;"> longue</a><span style="font-size: 14px;"> et variée, d’autant plus que le virus peut faire décompenser des maladies préexistantes.</span></p>
<p><span style="font-size: 14px;"> Les études ont notamment montré une une <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10165949/#:~:text=In%20another%20study%2C%20it%20was,odds%20of%20having%20long%20COVID.&amp;text=It%20appears%20from%20this%20study,the%20risk%20of%20long%20COVID." target="_blank" rel="noopener">prévalence plus élevée du Covid Long</a> chez les personnes porteuses du VIH par rapport à la population générale, en lien avec un taux élevé d&rsquo;IL-6.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Aux États-Unis, on parle déjà de </span><a href="https://time.com/6213103/us-government-long-covid-response/" target="_blank" rel="noopener"><i><span style="font-weight: 400;">mass-disabling event</span></i><span style="font-weight: 400;">. </span></a></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div>
</div></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_16">
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="color: #000000;"><b>Les catégories de personnes « fragiles » ou “vulnérables” sont donc mouvantes et poreuses en temps de pandémie d’un virus aéroporté qui se transmet majoritairement de façon asymptomatique, et alors même que toutes les mesures de prévention et de protection ont été levées. </b></span><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400; color: #333333;">Les symptômes foisonnants, cachent mal les faits : </span><b>le COVID Long est une maladie chronique et systémique, et chaque réinfection se cumule aux précédentes, augmentant le risque total de la développer. </b><span style="color: #333333;"><span style="font-weight: 400;">La représentation naïve du COVID comme un simple rhume est à jeter à la poubelle. Le COVID est aussi un tueur silencieux. Si l’on peut mourir au moment de la phase aigüe de l’infection, une majorité des décès, parfois non respiratoires, ont lieu <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0168851024000459" target="_blank" rel="noopener">hors hôpital</a></span><span style="font-weight: 400;"> et de façon décalée dans le temps. Car loin de rester cantonné au système respiratoire, </span></span></span><span style="color: #000000;"><b>le COVID est aussi une maladie vasculaire systémique car le SARS-CoV-2 peut venir se loger pendant des mois voire des années dans l’ensemble des organes du corps humain et les endommager : cœur, cerveau, système digestif, reins, pancréas…</b></span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les effets cardiovasculaires décalés dus au COVID représentent une grosse part du fardeau invisible de celui-ci. Ces événements dus au tropisme vasculaire du virus, à la thrombo-inflammation, aux dommages à l’endothélium, à la rupture de plaques, mais sans doute aussi à la persistance virale qui générerait des micro-caillots, sont lourds. Leur étendue n’est pas encore précisément déterminée, faute d’investigation. </span></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_2 et_pb_column_33  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><em><span style="font-weight: 400;">Ci-dessous : Microscopie à fluorescence de micrographies représentatives montrant des micro caillots dans la circulation sanguine d&rsquo;un patient témoin (A) et de patients atteints de COVID Long (B-D).</span></em></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_image et_pb_image_3">
				
				
				
				
				<span class="et_pb_image_wrap "><img loading="lazy" decoding="async" width="697" height="562" src="http://www.winslow.fr/wp-content/uploads/2024/07/Image-4-Micro-caillots.jpeg" alt="image de microcaillots vus dans la circulation sanguine de patients témoins (A) et de patients atteints de COVID Long (B-D).&lt;br /&gt;
Le vert représente les caillots" title="Image 4 - Micro caillots" class="wp-image-29542" /></span>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_35  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><div class="et_pb_text_inner">
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<div class="mce-content-body" contenteditable="true" style="position: relative;">
<p><i><span style="font-weight: 400;">Source : Kell DB, Laubscher GJ, Pretorius E. A central role for amyloid fibrin microclots in long COVID/PASC: origins and therapeutic implications. DOI: 10.1042/BCJ20220016. </span></i></p>
</div>
</div>
</div>
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			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_17">
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Ces accidents cardiovasculaires, notamment s&rsquo;ils mènent à un décès, sont rarement reliés à l’infection par le virus du COVID puisqu’il est impossible de savoir si la personne aurait ou non, sans infection préalable, subi cet événement. Une étude américaine analyse en ce moment même les résultats d’</span><a href="https://polybio.org/projects/covid-19-post-sudden-death-autopsy-study/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">autopsies systématiques</span></a><span style="font-weight: 400;"> sur le comté de San Francisco, pour tenter d’évaluer ce fardeau. Mais concernant l’augmentation des risques cardiovasculaires, il n’y a plus de doute. Récemment, une </span><a href="https://academic.oup.com/cardiovascres/article-abstract/120/6/623/7631430" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">méta-analyse italienne</span></a><span style="font-weight: 400;"> sur une cohorte de plus de 228 000 personnes a montré que les risques cardiovasculaires augmentés persistent pendant 3 ans après l’infection, peu importe l’âge. Cet aspect de la maladie est très mal connu par le grand public, alors que l’état d’</span><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8709685/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">hypercoagulabilité</span></a><span style="font-weight: 400;"> qu&rsquo;entraîne le COVID a été documenté dès le début de la pandémie pour les </span><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7357462/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">personnes hospitalisées</span></a><span style="font-weight: 400;"> ou </span><a href="https://presse.inserm.fr/arrets-cardiaques-en-dehors-de-lhopital-pendant-le-pic-de-lepidemie-covid-19-lembolie-pulmonaire-determinant-principal/39837/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">non</span></a><span style="font-weight: 400;">. Sans doute estime-t-on que la fréquence de ces événements serait plus basse aujourd’hui grâce à la vaccinations, mais la population se réinfecte de plus en plus fréquemment. </span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_35  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_37  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Ces problèmes sont clairement invisibilisés, jusqu&rsquo;aux cabinets de cardiologues qui préconisent prévention comportementale et alimentaire pour entretenir sa santé cardiovasculaire, mais ne mentionnent toujours pas l’importance d’éviter les infections par le virus du COVID. Pourtant, depuis 2022, toujours grâce à d’importantes <a href="https://www.cardio-online.fr/Actualites/Depeches/Covid-long-risque-cardiovasculaire-augmente-de-facon-persistante#:~:text=Le%20risque%20de%20maladie%20coronaire,m%C3%AAme%20que%20les%20chocs%20cardiog%C3%A9niques." target="_blank" rel="noopener">cohortes de suivi</a></span><span style="font-weight: 400;">, on sait que pour les personnes infectées par le virus du COVID le risque de maladie coronaire aiguë est augmenté de 72%, avec une augmentation de 63% des infarctus du myocarde. Les arrêts cardiaques sont 2,5 fois plus fréquents. Le risque d&#8217;embolie pulmonaire triple presque. Ces augmentations de risques sont aussi observées chez les personnes qui ne présentaient aucun des risques cardiovasculaires habituels (les fameuses personnes “en bonne santé”). </span><span style="font-weight: 400;">La British Heart Foundation, qui alerte ses adhérents sur le COVID, estime à 100 000 le nombre de <a href="https://www.bhf.org.uk/what-we-do/policy-and-public-affairs/excess-deaths-involving-cardiovascular-disease-an-analysis" target="_blank" rel="noopener">morts cardiovasculaires en excès</a> entre 2020 et fin 2022 en Angleterre, dont une part importante serait liée au virus lui-même. </span></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_36  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_38  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Tous ces décès ou événements graves de santé ne sont, pour l’instant, pas reliés officiellement à l’infection. Et l’on voit des articles dans la presse s’étonner de ces augmentations sans jamais parler du virus lui-même, malgré la littérature scientifique abondante.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cet angle mort s’applique à d’autres maladies pour lesquelles le virus du COVID augmente également significativement le risque de décès, notamment la sclérose en plaques (</span><a href="https://www.msard-journal.com/article/S2211-0348(24)00192-5/abstract?rss=yes" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">multiplication par 4 des risques de mortalité</span></a><span style="font-weight: 400;"> post-infection), le lupus, etc… Ces éléments étant des décompensations décalées de maladies préexistantes, ils ne rentrent dans aucune statistique COVID. Le SARS-CoV-2 est également un facteur de risque considérable lors d’une grossesse. Au Royaume-Uni, les 3 conditions à l&rsquo;origine du plus grand nombre de <a href="https://www.npeu.ox.ac.uk/mbrrace-uk/data-brief/maternal-mortality-2020-2022#:~:text=Overall%20293%20women%20died%20in,of%20pregnancy%20in%20the%20UK" target="_blank" rel="noopener">décès maternels</a> depuis 20 ans sont les thromboses, le COVID et les maladies cardiaques (les thromboses et les maladies cardiaques pouvant aussi être liées au COVID). </span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_18">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_37  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Continuer de faire l’autruche sur cette pandémie, c’est donc prendre le risque de se retrouver un jour ou l’autre dans la case “fragile” ou “vulnérable” et/ou de mourir prématurément à cause d’une énième réinfection. </span><span style="color: #000000;"><b>Peut-être faut-il commencer à se demander pourquoi est-ce que l’on continue de faire confiance aux institutions quand elles nous affirment qu’une épidémie est sous contrôle et qu’il n’y a rien à craindre. A-t-on oublié le rôle majeur joué par les CDC et les gouvernements dans la propagation du VIH-SIDA et les millions de décès qui auraient pu être évités ?</b></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b></b></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Le Covid Long tue. </b></span></p>
<p><span style="font-size: 14px;">Et oui, quid des morts du Covid Long ? Quelqu’un en a-t-il déjà entendu parler ? Encore une fois on se heurte aux représentations du malade-type, le personnage principal d’un conte bien commode (pour certain-es), et l’image “uniforme” de sa mort.</span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_38  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
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				<span class="et_pb_image_wrap "><img loading="lazy" decoding="async" width="730" height="1105" src="http://www.winslow.fr/wp-content/uploads/2024/06/CDCKills.jpeg" alt="Des manifestants d&#039;ACT UP accrochent une banderole indiquant « CDC Kills » sur le toit du Center for Disease Control à Atlanta, le 9 janvier 1990." title="CDCKills" class="wp-image-29132" /></span>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_40  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><em><b>Des manifestants d&rsquo;ACT UP accrochent une banderole indiquant « CDC Kills » sur le toit du Center for Disease Control à Atlanta, le 9 janvier 1990.</b></em></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_39  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_41  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Dans l&rsquo;imaginaire des gens, comme le SIDA qui ne tuerait que les homosexuels, le COVID tuerait exclusivement les personnes âgées, fragiles ou vulnérables. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">S</span><span style="font-size: 14px;">i les décès directs liés au COVID étaient comptabilisés au début de la pandémie lorsqu’il fallait encore justifier les mesures de confinement, la visualisation de ces décès a été progressivement invisibilisée. </span><span style="font-size: 14px;">En France, nous en sommes officiellement à 180 000 morts du COVID en 4 ans (uniquement à l&rsquo;hôpital), sans aucun hommage aux morts. Et le décompte continue silencieusement, car le SARS-CoV-2 est toujours un risque mortel direct en phase aiguë pour les personnes avec certaines comorbidités, notamment les personnes immunodéprimées. Mais ce chiffre est aussi sous-évalué puisqu’il n’y a pas de prise en compte du COVID Long comme cause possible de décès.</span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_19">
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				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_42  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Et pourtant le Covid Long tue aussi, différemment. </span><span style="font-weight: 400;">Les effets décalés du COVID sont nombreux et inclus dans le terme de COVID Long. Ainsi les fibroses, les caillots arrivant a posteriori (1-2 mois après la contamination) et les infarctus, AVC et embolies pulmonaires, l’hypertension artérielle, la dysimmunité&#8230; sont autant de facteurs de décès survenant bien après la fin de la phase aiguë d’une (ré)infection par le virus du COVID. On a ainsi découvert que de nombreuses personnes sont décédées chez elles pendant la pandémie, probablement infectées par le virus mais non dépistées, comme dans cette étude qui montre qu’à Paris il y a eu </span><a href="https://francais.medscape.com/voirarticle/3606075?form=fpf" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">14 fois plus de morts subites</span></a><span style="font-weight: 400;"> pendant le confinement, dont beaucoup de thromboembolies sans doute dues à cette infection.</span><span style="font-weight: 400;"><br /></span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Derrière ces décès liés au COVID Long, il y a des noms. Un exemple parmi tant d’autres : Fiqah, une femme noire décédée des suites de son COVID Long le 17 février 2024, et dont le nom a été crié devant la maison blanche à Washington DC lors de la 1ère manifestation de personnes vivant avec le COVID Long. </span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_3_5 et_pb_column_41  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
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				<span class="et_pb_image_wrap "><img loading="lazy" decoding="async" width="599" height="416" src="http://www.winslow.fr/wp-content/uploads/2024/07/Image-6-Fiqah.png" alt="Image de tweets de Fiqah avant son décès : &quot;I&#039;m going to say, again, that when long COVID effects kill me - sooner than later - I need y&#039;all to recognize and say LOUDLY what it was. Long COVID is keeping my blood pressure at 230/128, in spite of taking an elaborate cocktail of meds. Long COVID is shredding my kidneys.&quot; &quot;I&#039;m not going to be alone. And this won&#039;t be considered a massive crime against humanity until we&#039;re all gone. Just tell them I fought and tried.&quot;" title="Image 6 - Fiqah" class="wp-image-29552" /></span>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_43  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: left;"><em>Image de <a href="https://x.com/sassycrass/status/1703877626954395892" target="_blank" rel="noopener">tweets</a> de Fiqah en septembre 2023, quelques mois avant son décès</em>.</p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_20">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_42  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_44  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">La plupart des personnes passent sous les radars faute de diagnostic de COVID Long dès le départ, ou parce que leur dégradation est attribuée à une maladie préexistante. </span><a href="https://twitter.com/seeksboston26mi/status/1785039179484639732" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Certaines</span></a><span style="font-weight: 400;">, lourdement impactées par la maladie et abandonnées par les médecins sans aucun espoir d’amélioration, se suicident. D’autres subissent des problèmes immunitaires qui les rendent vulnérables à  d’autres infections opportunistes (par ex <a href="https://x.com/BrandonGilles/status/1686937347819233280" target="_blank" rel="noopener">Brandon Gilles</a>, qui souffrait de Covid Long et d’Encéphalomyélite Myalgique, avec une neutropénie associée, est décédé d’une candidose). L’infection au SARS-CoV-2 a aussi des conséquences pulmonaires qui peuvent être graves (exemple de la </span><a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2589537024000798#mmc1" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">BPCO</span></a><span style="font-weight: 400;">) ce qui amène encore une fois à des décès décalés dans le temps. </span></p>
<p><span style="font-size: 14px;">Évoquons enfin le rapport entre SARS-CoV-2 et diabète. Un lien de causalité était soupçonné au début de la pandémie face à l&rsquo;augmentation brutale du nombre de cas de diabète, en particulier chez les enfants.</span></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_43  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_45  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Il vient d’être </span><a href="https://www.nature.com/articles/s41574-024-01004-9" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">confirmé</span></a><span style="font-weight: 400;"> récemment : le SARS-CoV-2 peut infecter et se reproduire dans certaines cellules du pancréas, altérant leur structure et leur fonctionnement, et déclenchant une réaction auto-immune. Le virus du COVID peut donc déclencher le diabète, souvent appelé le “tueur silencieux” : on est, toujours, loin du simple rhume.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ainsi, les autorités politiques et sanitaires et leur vision court-termiste de la pandémie n’ont pas souhaité prendre en compte ni les événements décalés graves des réinfections, ni les maladies développées à moyen-long terme, qui dégradent durablement la santé des gens ou peuvent in fine mener à des décès. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Comme le rappelle le Dr Ziyad Al-Aly dans cet <a href="https://fortune.com/well/article/covid-cause-new-health-problems-years-after-infection/" target="_blank" rel="noopener">article</a>, «<em> Les gens développent une nouvelle maladie à la suite d&rsquo;une infection qu&rsquo;ils ont eue il y a trois ans</em> ». </span></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_44  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_46  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Il y explique également que les risques de décès sont supérieurs pour les COVID Long pendant la 1ère année, et à 3 ans post infection pour les personnes hospitalisées. Ceci bat en brèche le discours selon lequel face aux virus, et notamment face au SARS-CoV-2, soit on meurt, soit on survit à l’infection aigüe selon son statut de vulnérabilité préexistante (et on serait tranquille ensuite). </span><span style="font-size: 14px;">On peut devenir beaucoup plus vulnérable à cause du SARS-CoV-2, voire en mourir plus tard suite à des événements médicaux décalés ou encore par </span><span style="font-size: 14px;">la précarité et la mort sociale provoquées par la maladie.</span></p>
<p><span style="font-size: 14px;"></span></p>
<p><strong><span style="color: #000000;">4 ans et demi après le début de la pandémie de SARS-CoV-2, <a href="https://www.medscape.com/viewarticle/long-covid-has-caused-thousands-us-deaths-new-cdc-data-2024a100006l?form=fpf" target="_blank" rel="noopener">plus de 5000 mort-es</a> du COVID Long ont été recensé-es par les CDC aux États-Unis, qui admet la grossière sous-estimation. Combien en réalité ?</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_21">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_45  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_divider et_pb_divider_2 et_pb_divider_position_ et_pb_space"><div class="et_pb_divider_internal"></div></div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_47  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2><b>III) LA PERSISTANCE VIRALE DU SARS-COV-2 : INCERTITUDE SUR LES EFFETS À LONG TERME</b></h2></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_22">
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				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_48  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Abordons maintenant ce qui est sans doute la piste la plus avancée pour expliquer une grande partie des effets délétères du SARS-CoV-2 sur l&rsquo;organisme. Soupçonnée dès le début de la pandémie, la persistance virale du virus du COVID dans les tissus des organes du corps humain n’est plus une hypothèse. Une <a href="https://www.pasteur.fr/fr/espace-presse/documents-presse/covid-19-persistance-du-sars-cov-2-poumons-role-immunite-innee" target="_blank" rel="noopener">étude de l’Institut Pasteur</a> a ainsi montré la persistance dans les macrophages pulmonaires à 18 mois, avec la création de nanotunnels entre ces cellules du système immunitaire. Une <a href="https://www.pasteur.fr/fr/espace-presse/documents-presse/sars-cov-2-detourne-nanotubes-reliant-neurones-afin-infecter" target="_blank" rel="noopener">autre étude</a> a trouvé un système de détournement des </span><span style="font-weight: 400;">nanotubes</span><span style="font-weight: 400;"> qui relient les neurones, ceci afin de les infecter.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En s’appuyant sur la transcriptomique, une <a href="https://www.thelancet.com/journals/lanmic/article/PIIS2666-5247(24)00055-7/fulltext" target="_blank" rel="noopener">équipe belge</a> a également mis en place un moyen de détecter la charge virale dans le sang et a commencé à tester les COVID Long, pour qui l’on a retrouvé la présence d&rsquo;ARN viral à long terme après l’infection. </span></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_47  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_49  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Enfin, l’<a href="https://www.croiconference.org/abstract/persistence-of-sars-cov-2-in-platelets-and-megakaryocytes-in-long-covid/" target="_blank" rel="noopener">étude de M.Bomsel et D.Salmon</a> a trouvé de l’ARN et de la Spike du virus, capable de se répliquer (antisense) 14 mois après l’infection dans la moelle osseuse, plus précisément dans les plaquettes et les </span><span style="font-weight: 400;">mégakaryocytes</span><span style="font-weight: 400;">, ce qui n’est pas sans rappeler la façon dont le <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32188724/" target="_blank" rel="noopener">VIH se cache dans les plaquettes</a>. On est bien ici sur une infection chronique par le SARS-CoV-2 : les ARN double brin viraux (dsRNA) dans une cellule signent une réplication virale en cours, il ne s’agit pas de “restes de virus”.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Le rejet et l’invisibilisation de ces résultats scientifiques est patente. </b></span><span style="font-weight: 400;">Toutes ces informations sont a priori très difficiles à présenter au public, même si elles commencent à émerger dans </span><a href="https://www.youtube.com/watch?app=desktop&amp;v=kYYt4thaaow" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">les médias </span></a><span style="font-weight: 400;">aux USA. Le public a envie de croire à la maladie “passagère”, qui traverse le corps et s’en va : la persistance fait peur. </span><span style="font-weight: 400;">Si la maladie reste, il faudrait peut-être se protéger. </span></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_48  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_50  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Cela voudrait dire ne pas accepter les réinfections successives comme on a normalisé les infections aux viroses hivernales, ainsi que leurs fardeaux. En clair, mettre en place une politique ambitieuse de réduction des risques face aux virus aéroportés. Les morts annuels de la grippe ont notamment été acceptés par la population année après année, ce qui aurait pu et dû changer. Y ajouter les chiffres des décès COVID (38 000 en 2022 en France) a été présenté comme inéluctable et “normal”. Mais le COVID a aussi une forme chronique fréquente, très invalidante, voire mortelle. Or dans la presse, le Covid Long est présenté comme un syndrome post-infectieux, c’est-à-dire une maladie se déclarant après la phase infectieuse, qui elle serait “finie”. Le COVID comme infection chronique est un véritable angle mort de la communauté médicale qui ne travaille pas directement sur le Covid Long.</span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_23">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_3_5 et_pb_column_49  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_51  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><em>Réplication virale active (ARN double brin) du SARS-CoV-2 et neurone mourant de son infection. Dr Danielle Beckmann</em></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_image et_pb_image_6">
				
				
				
				
				<span class="et_pb_image_wrap "><img loading="lazy" decoding="async" width="1500" height="1304" src="http://www.winslow.fr/wp-content/uploads/2024/06/neurone-infecte-1500x1304.jpeg" alt="Neurones infectés par le SARS-CoV-2, sou le microscope de D. Beckmann" title="neurone infecté" srcset="https://winslow.fr/wp-content/uploads/2024/06/neurone-infecte-1500x1304.jpeg 1500w, https://winslow.fr/wp-content/uploads/2024/06/neurone-infecte-768x668.jpeg 768w, https://winslow.fr/wp-content/uploads/2024/06/neurone-infecte-1536x1335.jpeg 1536w, https://winslow.fr/wp-content/uploads/2024/06/neurone-infecte-2048x1780.jpeg 2048w, https://winslow.fr/wp-content/uploads/2024/06/neurone-infecte-1080x939.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" class="wp-image-29129" /></span>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_2_5 et_pb_column_50  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_52  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Par ailleurs, et sauf exception, la plupart des essais cliniques antiviraux ou monoclonaux pour traiter le COVID ne concernent pour l’instant quasiment que la phase infectieuse aigüe de la maladie, comme si le Covid Long était “déconnecté” du COVID aigu. Pourtant, les découvertes scientifiques démontrent inlassablement la dimension chronique de la maladie et son lien intime avec le virus lui-même, et des scientifiques commencent à </span><a href="https://academic.oup.com/jid/advance-article/doi/10.1093/infdis/jiae270/7676685" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">réclamer des essais conjoints</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Aux USA, la recherche clinique sur la persistance virale démarre malgré tout, notamment avec <a href="https://polybio.org/" target="_blank" rel="noopener">Polybio</a>, une importante équipe internationale financée par le secteur privé, et qui travaille également sur la persistance virale d’autres pathogènes, ainsi que les maladies post-virales associées (notamment l’Encéphalomyélite Myalgique &#8211; EM, fréquemment développée suite au Covid). Des scientifiques qui travaillaient auparavant sur le VIH essayent de <a href="https://polybio.org/projects/" target="_blank" rel="noopener">tester</a> des médicaments antiviraux sur les Covid Long, d’autres équipes réutilisent ceux utilisés contre le VIH (Truvada®, Maraviroc®). Des <a href="https://www.thelancet.com/journals/lanmic/article/PIIS2666-5247(24)00055-7/fulltext" target="_blank" rel="noopener">biomarqueurs </a>pour objectiver la persistance virale lors des essais pourraient permettre de s&rsquo;assurer de la pertinence des cohortes et des résultats des essais sur le sujet, et objectiver la baisse de la persistance. Ces tests existent mais ne sont pas simples à déployer (transcriptomique, INF-,&#8230;). </span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_24">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_51  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_53  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;objectif serait des antiviraux et/ou monoclonaux à utiliser sur le long terme pour éliminer les réservoirs viraux, et pas seulement à prendre lors de la phase infectieuse aigüe. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">On voit ainsi passer sur les réseaux sociaux des témoignages de malades qui commencent à faire leurs propres mix de médicaments sans aucun suivi médical, en commandant les médicaments depuis l’étranger, ce qui n’est pas sans rappeler le phénomène des Buyers Clubs au début de l’épidémie de VIH-SIDA. Ces pratiques qui peuvent être dangereuses ou inadéquates s&rsquo;expliquent par le désespoir des patients à qui l’on ne propose toujours que de la rééducation ou de la ré-adaptation, voire même de la méditation ou luminothérapie, pour certains 4 ans après la déclaration de leur COVID Long. Pas sûr pourtant que la méditation de pleine conscience soit suffisante pour nettoyer les réservoirs viraux de SARS-CoV-2 dans la moelle osseuse, le cerveau ou les intestins.</span></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_52  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_54  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Les </span><a href="https://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(23)00815-0/fulltext" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">implications sur la Santé Publique</span></a><span style="font-weight: 400;"> de la persistance virale du SARS-CoV-2 et de la constitution de réservoirs viraux sont potentiellement énormes. La directrice du NIH a déclaré récemment dans une interview qu’il faudrait certainement mettre en place des traitements d’attaque de mix d’antiviraux, pour traiter ou éviter l’infection chronique au SARS-CoV-2. Il se trouve qu’en France nous avons des équipes compétentes, et différents chercheur-euses ont réalisé des études sur la persistance virale du SARS-CoV-2 dont les images ont fait le tour du monde (notamment l&rsquo;<a href="https://www.nature.com/articles/s41590-023-01661-4" target="_blank" rel="noopener">étude de l&rsquo;institut Pasteur</a>). Pourquoi n’y a-t-il toujours aucune étude clinique qui a démarré ? Pourquoi n&rsquo;accélère-t-on pas l’approbation des antiviraux concurrents du Paxlovid (principal antiviral utilisé lors de l’infection COVID aigüe), certains ayant moins d’effets secondaires ou interactions ce qui permettrait aux personnes à très haut risque d’en bénéficier ? Pourquoi ne pas tenter de prévenir le COVID Long ?</span></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_53  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Pourquoi ne pas tout faire pour éviter les décompensations de maladies chroniques préexistantes (sclérose en plaques, maladies cardiovasculaires, COVID Long déjà existant, EM déjà existante, etc) ou l&rsquo;apparition de nouvelles (cf l’<a href="https://www.nature.com/articles/s41584-023-00964-y" target="_blank" rel="noopener">augmentation considérable des risques de développer des maladies auto immunes</a></span><span style="font-weight: 400;">) ?  </span><span style="font-size: 14px;">Tout-e scientifique spécialiste du COVID Long s’inquiète des effets à long terme de la persistance virale. Certain-es, comme Akiko Iwasaki lors de la conférence Unitetofight2024, expliquent que des </span><a href="https://t.co/J5I22Y4fnn" target="_blank" rel="noopener" style="font-size: 14px;">souris ayant reçu une injection d’anticorps provenant de patients COVID Long ont développé des symptômes</a><span style="font-size: 14px;"> tels qu&rsquo;une faiblesse musculaire et des modifications cérébrales, et commencent à émettre des doutes sur la sécurité des transfusions sanguines, que ce soit en raison de la persistance virale ou de la présence de microcaillots éventuels. Il n’y a pourtant toujours aucun essai clinique de prévu en France sur ces sujets. C&rsquo;est comme si cela n&rsquo;existait pas.</span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_25">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_54  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Il faut évoquer maintenant l’inconnu : les problèmes à plus ou moins long terme. On ne les connaît pas encore tous, loin de là.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> Voici ce que l’on sait maintenant et qui n’était pas forcément évident au début de la pandémie : outre le fait que la persistance virale serait présente chez </span><a href="https://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(24)00211-1/fulltext" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">25%</span></a><span style="font-weight: 400;"><a href="https://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(24)00211-1/fulltext" target="_blank" rel="noopener"> des personnes contaminées</a> en post-infection, on a pu</span><a href="https://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(24)00171-3/fulltext?dgcid=raven_jbs_aip_email" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> relier les symptômes</span><span style="font-weight: 400;"></span></a><span style="font-weight: 400;"><a href="https://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(24)00171-3/fulltext?dgcid=raven_jbs_aip_email" target="_blank" rel="noopener"> du Covid Long à la détection de persistance virale</a>. Le virus du COVID montre sa persistance dans différents sites organiques, entre 6 mois et 2 ans après l’infection, et, parfois, sans symptômes prolongés. On a donc potentiellement des COVID long qui se baladent avec du virus au niveau des <a href="https://www.science.org/doi/10.1126/scitranslmed.adk3295" target="_blank" rel="noopener">intestins</a>, du cœur, du cerveau, des </span><a href="https://www.nature.com/articles/s41590-023-01601-2" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">ganglions lymphatiques</span></a><span style="font-weight: 400;"> et autres, parfois sans s’en douter. Qu’est ce que cela donnera dans 5, 10, 15 ans, après de multiples réinfections ? </span></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_55  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_57  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Les connaissances scientifiques s’accumulent également sur le fait que les (ré)infections par le virus du COVID <a href="https://cabrioles.substack.com/p/covid-19-et-dysregulation-immunitaire" target="_blank" rel="noopener">épuisent et font vieillir</a> prématurément le système immunitaire, exposant les personnes contaminées à d’autres maladies infectieuses après « rétablissement ». On parle ainsi de lymphopénie lorsque l’on retrouve un nombre anormalement faible de <a href="https://www.e-cancer.fr/Dictionnaire/L/lymphocyte" target="_blank" rel="noopener">lymphocytes</a> dans le sang. Les patients infectés par le VIH ont systématiquement une </span><a href="https://www.msdmanuals.com/fr/professional/h%C3%A9matologie-et-oncologie/leucop%C3%A9nie/lymphop%C3%A9nie" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">lymphopénie</span></a> résultant de<span style="font-weight: 400;"> la destruction des lymphocytes T CD4+ infectés par le VIH. Il se trouve que les patient-es atteints de COVID-19 ont </span><span style="font-weight: 400;">une lymphopénie dans une <a href="https://www.msdmanuals.com/fr/professional/h%C3%A9matologie-et-oncologie/leucop%C3%A9nie/lymphop%C3%A9nie" target="_blank" rel="noopener">proportion significative</a> de cas (dans le manuel MSD le COVID apparaît dans les causes les plus fréquentes de lymphopénie acquise), avec parfois une baisse des lymphocytes T à long terme (suivi sur 2 ans) et un<a href="https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2023.02.09.527892v1"> </a><a href="https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2023.02.09.527892v1">épuisement des CD8+</a> pour les patient-es Covid Long.</span></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_56  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_58  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">La cause de la lymphopénie liée au virus du Covid n&rsquo;est pas complètement comprise aujourd’hui et est certainement différente de celle du VIH ou d&rsquo;autres virus, mais il s’avère que le SARS-CoV-2 peut directement infecter les lymphocytes et qu’une <a href="https://www.msdmanuals.com/fr/professional/h%C3%A9matologie-et-oncologie/leucop%C3%A9nie/lymphop%C3%A9nie" target="_blank" rel="noopener">apoptose</a> liée aux cytokines de ces cellules est probable. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Quoiqu’il en soit, les dommages au système immunitaire sont documentés et se </span><a href="https://www.infectioncontroltoday.com/view/covid-19-study-suggests-long-term-damage-immune-system" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">confirment</span></a><span style="font-weight: 400;">, et cette déclaration dans ce communiqué de </span><a href="https://www.niaid.nih.gov/news-events/sars-cov-2-infection-weakens-immune-cell-response-vaccination" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">F. Gao et al</span></a><span style="font-weight: 400;"> (NIH) permet de comprendre les soucis rencontrés par le système immunitaire malgré la vaccination: </span></p>
<p><i style="font-size: 14px;">« </i><i style="font-size: 14px;">le SARS-CoV-2 endommage la réponse des lymphocytes T CD8+, un effet semblable à celui observé dans des études antérieures <i><span style="font-weight: 400;">montrant des dommages à long terme au système immunitaire après une infection par des virus tels que l&rsquo;hépatite C ou le VIH. » </span></i></i></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_26">
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Les auteurs concluent que ce dysfonctionnement provoque des dommages durables et peut</span><i><span style="font-weight: 400;"> « contribuer à un COVID long, rendant peut-être les patients incapables de répondre de manière robuste aux infections ultérieures par des variantes du SARS-CoV-2 ou d’autres agents pathogènes</span></i><span style="font-weight: 400;">”.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En pratique, cette cette anomalie du fonctionnement du système immunitaire (dysimmunité) peut se manifester par la réactivation de virus latents comme le virus de l’<a href="https://www.nature.com/articles/s41586-023-06651-y/figures/4" target="_blank" rel="noopener">herpès</a> ou le virus d&rsquo;Epstein-Barr, mais aussi des problèmes fongiques (développement de champignons). <span style="font-size: 14px;">Cela peut également expliquer un certain nombre de signaux faibles comme la<a href="https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/73/wr/mm7312a4.htm" target="_blank" rel="noopener"> recrudescence depuis 2020 des cas de tuberculose</a>, inédite depuis 27 ans et pour laquelle les CDC rappellent que le mécanisme le plus fréquent n&rsquo;est pas une infection récente mais une réactivation d’une tuberculose latente, en lien avec une dysimmunité récente. </span></span><span style="font-weight: 400;"></span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_58  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Des <a href="https://libguides.mskcc.org/CovidImpacts/SecondaryBacterial" target="_blank" rel="noopener">épidémies émergent</a> avec des nombres et formes plus graves de ces maladies qu’habituellement (rougeole, streptocoque A en Angleterre avec des <a href="https://www.bbc.com/news/health-64122989" target="_blank" rel="noopener">décès</a> inhabituels chez les enfants). Certains au Canada ou aux USA commencent à tirer la sonnette d’alarme face à ces résurgences et l’émergence chez certaines personnes d’un état de <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2032999/maladies-syndrome-post-viral-covid-longue?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR3WLhMKlXwDlNDQQCL6elbkU_UADb6Pu7Byjix4iqadQPes-HMS72t9wT0_aem_ARs97Yia8Xi1gzvhljJ-W8ysnE1tRC6fUn0LiGOCDZBmczyHQkVlmqdQMfphcO2lAsF-xChYCz6w7pWb0mZKOcVF" target="_blank" rel="noopener">maladies successives continuelles inquiétant</a>, lié aux infections SARS-CoV-2. Comme l’explique Amy Proal, chercheuse travaillant sur le sujet : <i>“Je pense que les gens commencent à remarquer qu’il y a beaucoup de personnes autour d’eux qui ne vont pas très bien. Et je pense que les gens savent au fond d’eux que ces infections [à répétition] ne sont pas une bonne chose”</i>.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">A terme, que deviendront les personnes réinfectées dont le système immunitaire est le plus impacté ? On espère que, lentement, <a href="https://www.nature.com/articles/s41467-024-47720-8" target="_blank" rel="noopener">leur système récupérera</a>, mais on ne peut pas le savoir avec certitude avec seulement 4 ans  de recul. </span></p>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_59  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Par ailleurs, certaines des conséquences possibles à long terme telles que le déclenchement de maladies neurodégénératives ou le risque futur de cancer, sont toujours en exploration. On sait par exemple aujourd&rsquo;hui que les infections virales telles qu&rsquo; </span>Epstein-Barr sont impliquées dans le développement de la sclérose en plaques.</p>
<p><span style="color: #000000;"><b>On sait aussi que les ré-infections font rechuter les personnes vivant avec un COVID Long : comment, avec un virus en circulation quasi constante toute l’année, pourront-ils éviter la dégradation de leur système immunitaire et de leur état de santé général ?</b></span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_27">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_60  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_divider et_pb_divider_3 et_pb_divider_position_ et_pb_space"><div class="et_pb_divider_internal"></div></div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_62  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2><b>Conclusion</b></h2></div>
			</div><div class="et_pb_with_border et_pb_module et_pb_image et_pb_image_7">
				
				
				
				
				<span class="et_pb_image_wrap "><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="http://www.winslow.fr/wp-content/uploads/2024/07/covidUSAART.jpg" alt="photo prise d&#039;une personne qui marche au milieu d&#039;une installation artistique en hommage aux disparus du Covid aux USA (Brennan Firstenberg). Des formes blanches sur le sol représentent les victimes du virus" title="A person walks past the art installation &quot;IN AMERICA How Could This Happen...&quot; by artist Suzanne Brennan Firstenberg, in Washington" srcset="https://winslow.fr/wp-content/uploads/2024/07/covidUSAART.jpg 1024w, https://winslow.fr/wp-content/uploads/2024/07/covidUSAART-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" class="wp-image-29595" /></span>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_63  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><em><span style="font-weight: 400;">Une personne passe devant l&rsquo;installation artistique « IN AMERICA How Could This Happen&#8230; » de l&rsquo;artiste Suzanne Brennan Firstenberg, alors que la propagation du coronavirus (COVID-19) se poursuit, sur le DC Armory Parade Ground, à Washington D.C., États-Unis, 23 octobre 2020. REUTERS/Hannah McKay</span></em></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_28">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_61  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_64  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Chaque virus est singulier, et doit être traité selon ses particularités. Les solutions techniques et politiques applicables pour l’un ne fonctionnent pas forcément pour l’autre. En revanche, certains mécanismes peuvent être similaires, que ce soit au niveau biologique, ou dans la réaction des autorités sanitaires et de la population. Il est essentiel d’apprendre des pandémies précédentes pour ne pas refaire les mêmes erreurs et surtout gagner du temps. </span><span style="font-weight: 400;"><span style="color: #000000;"><strong>Appliquons dès maintenant le principe de précaution.</strong></span> Il s&rsquo;est écoulé un peu plus de 10 ans entre l’identification du VIH-SIDA et la mise au point de traitements réellement efficaces. Les connaissances scientifiques se sont accumulées très lentement : au début on ne savait pas si l’infection par le VIH entraînait systématiquement le développement du stade SIDA, le taux de mortalité réel était très sérieusement sous-estimé et on ne connaissait absolument pas tous les effets à long terme de ce virus sur le corps humain. L’éclairage et les acquis des décennies de lutte contre l&rsquo;épidémie de VIH-SIDA auraient dû nous permettre d’éviter de perdre un temps précieux pour le COVID. </span></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_62  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_65  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Il est urgent d’écouter enfin les personnes concernées. Ce que l&rsquo;on sait aujourd’hui sur le </span><span style="font-weight: 400;">virus du COVID,</span><span style="font-weight: 400;"> après 4 ans et demi de pandémie seulement, est suffisamment grave et sérieux pour agir dès maintenant.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>On veut tout, tout de suite : le port du masque FFP2 dans tous les lieux de soin et la gratuité des tests PCR pour tout le monde, des campagnes de vaccination pour toustes à partir de 6 mois, un suivi accessible et fiable de la circulation du virus en France, des purificateurs d’air partout, mais aussi des essais cliniques pour des traitements rapides, des antiviraux et autres moyens de limiter les dégâts liés à la persistance virale, des parcours de soin et soutiens sociaux adaptés, des dépistages par biomarqueurs des différentes conséquences du Covid.</b></span><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">On veut des essais cliniques basés sur les causes et mécanismes des problèmes observés suite aux réinfections par le virus du COVID, pas uniquement de la gestion des symptômes. Autre chose en tout cas que de la recherche sur les “bienfaits” de la luminothérapie et des cures thermales, autre chose que de la “rééducation”. </span></p></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_3 et_pb_column_63  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_66  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">On a besoin de prévention et de traitements maintenant et pas dans 10 ans car il sera alors trop tard. La pandémie de COVID est une urgence sanitaire et une menace existentielle pour les personnes handicapées mais aussi pour les personnes considérées encore comme bien portantes, plus particulièrement celles parmi les populations déjà les plus précarisées et marginalisées, discriminées dans l’accès au soin et/ou occupant majoritairement les métiers en première ligne face à un virus aéroporté : les personnes racisées, les femmes précaires, les personnes LGBTQIA+, les travailleurs et travailleuses du sexe, les personnes incarcérées.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour finir, rappelons que la démocratie sanitaire, c&rsquo;est-à-dire la prise en compte <i>réelle</i> des malades dans la construction du savoir médical et la recherche de traitements (« Rien pour nous sans nous »), est un principe de base acquis par la lutte contre le VIH-SIDA. Ce principe de base est chaque jour malmené et méprisé par le gouvernement et les autorités sanitaires. </span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_29">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_64  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_67  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-weight: 400;">Les personnes concernées par le COVID Long doivent continuer de s&rsquo;approprier le savoir médical. Au vu de la persistance du virus et de l’étendue des parties du corps humain affectées, de nombreux éléments restent à explorer (tels que les conséquences neurologiques, cardiovasculaires, les syndromes post-infectieux, les effets sur le système immunitaire, le développement de cancers ou de maladies auto-immunes…). </span><span style="font-weight: 400;">Ces personnes doivent aussi et surtout pouvoir prendre part à la construction des études scientifiques, et être écoutées par les institutions et les soignant-es. À chaque étape, les recherches doivent se constituer avec les personnes concernées puisqu&rsquo;elles doivent répondre à leurs besoins. </span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Face à l’inaction des institutions, nous devons prendre soin les un-es des autres et passer à l’action dès maintenant. Aujourd’hui comme en 1981, personne d’autre ne le fera pour nous.</b></span></p></div>
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			</div>
				
				
			</div></p>
<p>L’article <a href="https://winslow.fr/65-millions-article/">65 MILLIONS ET ÇA CONTINUE</a> est apparu en premier sur <a href="https://winslow.fr">Winslow Santé Publique</a>.</p>
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